Société

Mercredi 18 novembre 2009

Le mardi 17 novembre 2009, plus de 30.000 paysans ont manifesté au centre de Séoul contre la baisse des prix du riz. Ils ont condamné notamment le refus du gouvernement Lee Myung-bak de reprendre les fournitures de riz à la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) : après les excellentes récoltes 2009, l'augmentation des stocks sud-coréens a en effet entraîné une chute des cours, quand les Nord-Coréens sont au contraire confrontés à des risques accrus de pénurie alimentaire après les mauvaises récolte de cette année dues à la sécheresse.

La colère gronde dans les campagnes sud-coréennes : la manifestation de plus de 30.000 paysans coréens au centre de Séoul, le mardi 17 novembre 2009, était le point d'orgue d'un mouvement national de protestation des riziculteurs contre l'incapacité du gouvernement Lee Myung-bak à stabiliser le prix du riz. Si celui-ci a mis en place des mesures de soutien à l'industrie agro-alimentaire, celles-ci ne visent en effet pas directement les producteurs, et leurs effets sont plus qu'incertains, au moins à court terme. Les participants s'étaient réunis en une Convention nationale des paysans à l'appel de treize organisations paysannes, dont la Ligue des paysans de Corée. Des parlementaires d'opposition soutenaient cette initiative, dont Chung Sye-kyun, président du Parti démocratique, et Kang Ki-kap, président du Parti démocratique du travail.

La manifestation de mardi fait suite à une dégradation continue des conditions économiques des paysans coréens, suite notamment à la libéralisation des échanges de riz décidée il y a cinq ans
.

Un représentant de la Convention nationale des paysans, présidée par Han Doh-sook, a mis en cause "la décision gouvernmentale de suspendre l'aide en riz au Nord, ce qui a conduit à une augmentation spectaculaire des stocks de riz, entraînant une chute des prix". L'ancienne administration sud-coréenne de Roh Moo-hyun livrait chaque année jusqu'à 400.000 tonnes de riz au Nord, alors que le Sud dispose des plaines les plus fertiles de la péninsule coréenne, notamment dans la province de Jeolla, où les protestations ont été particulièrement fortes.

Les manifestants souhaitent également une couverture minimale des coûts de production en fixant des prix minimums d'achat de 210.000 won (environ 125 euros), alors que d'excellentes conditions climatiques ont conduit à une récolte de riz exceptionnelle de 4,9 millions de tonnes en 2009, selon le ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture, de la Forêt et de la Pêche. L'augmentation de l'offre, conjuguée à une baisse tendancielle de la consommation domestique, entraîne une hausse des stocks et une baisse des prix d'achat aux paysans.

Au plan intercoréen, le gouvernement Lee Myung-bak utilise les livraisons de céréales au Nord - où la récolte de 2009 a été, contrairement au Sud, particulièrement mauvaise - comme une
arme dans ses relations avec les autorités nord-coréennes. Au plan intérieur, il a choisi d'emblée une réponse policière à la manifestation du 17 novembre : quinze manifestants ont été arrêtés pour entrave à la circulation dans le quartier de Gwanghwamun.

Source principale :
Korea Times. Photo : Reuters

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Dimanche 18 octobre 2009

A l'occasion du soixantième anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, le 1er octobre 1949, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) a émis un bloc philatélique, au lendemain de la visite du Premier ministre chinois Wen Jiabao en RPDC, du 4 au 6 octobre 2009.

La République populaire démocratique de Corée (RPDC) a émis un nouveau bloc philatélique marquant le 60ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, a annoncé samedi l'agence officielle KCNA.

Les mots "60ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine" sont inscrits en coréen et en chinois sur le bloc philatélique, où figurent le drapeau national et les emblèmes de la Chine.

Les timbres du bloc montrent une peinture à l'huile du Président Hu Jintao, le stade national chinois et le Centre national des arts du spectacle.

Cette année a commémoré le 60ème anniversaire des relations entre la Chine et la RPDC ainsi que "
l'Année de l'amitié entre la Chine et la RPDC". Le bloc philatélique est l'un des événements marquant l'année de l'amitié.

Source : dépêche de l'agence
Xinhua traduite de l'anglais.

Autres articles sur la philalélie coréenne :
-
Planète timbre 2008 : à la découverte de la philatélie coréenne
- La Corée du Nord au salon du timbre de Paris 2008

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Mardi 1 septembre 2009

Avec un taux de pauvreté de 45,1 % parmi les personnes âgées de 65 ans et plus, la Corée du Sud présente la situation la plus alarmante des pays industrialisés membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L'insuffisante protection sociale est à l'origine de ces graves inégalités.

Dans la société coréenne traditionnelle, marquée par le respect pour les personnes âgées (photo Kathy L. Gilbert), la solidarité familiale intergénérationnelle a longtemps assuré des conditions de vie décentes pour les seniors par rapport aux autres classes d'âge. Tout en élevant le niveau de vie, l'industrialisation accélérée en Corée du Sud après 1960 a également creusé les inégalités, mesurées par le taux de pauvreté relatif, c'est-à-dire la proportion de personnes dont le revenu est inférieur à 50 % du revenu médian.

Au sein des pays de l'OCDE, la Corée du Sud affiche un triste record : le taux de pauvreté des personnes âgées de 65 ans et plus (45,1 %) est le plus élevé de tous les Etats industrialisés. En 2008, 5 millions de Sud-Coréens étaient âgés de plus de 65 ans, représentant 10,3 % de la population du pays. La Corée du Sud affiche également le taux de suicide des personnes âgées le plus élevé au monde.

Alors que les liens de solidarité entre générations se sont distendus, le manque de protection sociale explique la proportion élevée de travailleurs âgés, la cessation d'activité professionnelle étant d'abord liée à une incapacité physique. Toujours selon l'OCDE, le revenu des personnes âgées ayant cessé de travailler n'atteint que 42,1 % des revenus qu'elles percevaient pendant leur activité professionnelle (contre une moyenne de 59 % dans l'OCDE).

La pauvreté des personnes âgées génère des dépenses supplémentaires dans le domaine, notamment, de la santé : l'injustice sociale est facteur d'inefficacité économique. En outre, le
faible taux de natalité menace gravement, à terme, l'équilibre économique et démographique, en entraînant mécaniquement une diminution de la part de la population active parmi la population totale.

Source :
Dong-a ilbo   

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Samedi 15 août 2009

Le samedi 15 août 2009, le ministère de la santé sud-coréen a annoncé le premier décès dû à la grippe A (H1N1) dans le pays, témoignant de la progression de la pandémie dans la partie sud de la péninsule, où 2.032 cas ont été recensés.

Trois mois et demi après le premier cas avéré de grippe A (H1N1) en Corée du Sud (ci-contre, image microscopique du virus), le ministère sud-coréen de la santé a annoncé, ce samedi 15 août 2009, le premier décès dû à la maladie : la victime est un homme de 56 ans, atteint d'une pneumonie aiguë et de septicémie, après avoir été infecté par le virus lors d'un voyage en Thaïlande.

Parmi les 2.032 cas de grippe A (H1N1) recensés en Corée du Sud, la plupart des patients ont guéri.

Le Japon vient également d'annoncer le premier décès lié à la maladie, dans la préfecture d'Okinawa, alors que 5.000 cas ont été confirmés dans l'archipel nippon.

Source principale :
AP.

Par Association d'amitié franco-coréenne
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Lundi 10 août 2009

Le ginseng (Panax ginseng C.A. Meyer), dont le plus réputé est cultivé en Corée, est une plante dont la racine est renommée pour ses qualités pharmaceutiques. L'Association d'amitié franco-coréenne a interrogé Benjamin Lointier, de la société ginseng-rouge, pour mieux en connaître les propriétés et son utilisation par l'homme.

Bonjour Mr Lointier. Vous êtes administrateur du site
www.ginseng-rouge.fr. Pouvez-vous d'abord nous dire quelques mots de cette plante d'Asie du Nord-Est, et surtout de sa racine, cultivée plus particulièrement en Corée ?

Depuis des temps immémoriaux, les Médecines  Traditionnelles Orientales préconisent une extraordinaire racine pour traiter de nombreuses affections et assurer de santé et  vitalité. Cette racine est celle d’une plante rare portant le nom de Ginseng.

Le ginseng est une plante herbacée et vivace de la famille des « araliacées ». On la trouve dans les vallées montagneuses  humides, aux confins de la Chine du Nord, de la Mandchourie et de la Corée.

C’est la racine du ginseng  qui est consommée, car elle concentre les principes actifs et bénéfiques de la plante. Ces principes actifs portent le nom de « ginsenosides ». Leur taux est d’autant plus important que la plante est âgée et proche de la variété sauvage.

En Europe, les bénéfices de Santé et Vitalité du ginseng ne furent connus que très tardivement à partir du XVIIIe siècle. Seul avant cette date, Marco Polo, dans son célèbre « Livre des Merveilles », fut  le premier à citer le ginseng utilisé en Chine à la cour de l’Empereur.

Ce fut seulement en 1843 qu’un savant botaniste allemand, Carl Anton Meyer donna au ginseng son nom latin dans la nomenclature de Linné : « Panax Ginseng C.A. Meyer ».

Pourquoi le ginseng rouge de Corée ? Car il existe aussi un ginseng blanc...

Il existe différentes qualités de Ginseng : des plus médiocres aux rarissimes ginseng sauvages. Le ginseng sauvage a pratiquement disparu de Chine et de Corée suite à une cueillette forcenée.

Les quelques et rares racines sauvages se négocient de gré à gré, tant en Chine qu’en Corée. Seuls des millionnaires peuvent acquérir le vénéré « san-man » coréen dont le prix peut monter jusqu’à 450 000 dollars la racine  !

Le meilleur compromis entre prix et efficacité est la variété « semi-sauvage ». Son mode de culture est biologique et totalement respectueux de l’environnement. Ainsi la variété semi-sauvage du ginseng préserve l’essentiel des qualités du ginseng sauvage contrairement à certains ginsengs cultivés à force d’engrais chimiques.

Le ginseng est disponible sous forme de ginseng blanc ou de ginseng rouge mais ce dernier rouge est plus apprécié que le premier. Il y a 3 raisons à cela alors que le ginseng rouge est un ginseng blanc ayant subi un traitement spécial de fumaison.

1) En effet, il faut savoir que le ginseng blanc, même séché, est sujet à l’attaque de  maladies parasitaires qui peuvent complètement le dénaturer.

2) Par contre, du fait de son passage obligé en étuve, avant la fumaison traditionnelle, le ginseng rouge est inaltérable !

3) En plus, pour ce traitement en Ginseng rouge, ce sont les plus belles et les plus anciennes racines de ginseng qui sont sélectionnées.

Il faut savoir que le mode de présentation traditionnel du ginseng rouge est :

- soit tranché en fines lamelles pour préparation d’infusions. Il faut savoir que sous cette forme le ginseng nécessite de longues heures de préparation.

- soit sous forme d’Extrait Concentré directement Bio-assimilable. Cette forme présente l’avantage d’être au moins 2 fois plus dosée en ginsenosides que le meilleur des ginsengs en infusion.

Parlez-nous des vertus thérapeutiques du ginseng. Pour notre part, au cours de son voyage en Corée de septembre 2008, la délégation de l'AAFC a eu la chance de visiter l'Académie de médecine koryote, à Pyongyang, qui utilise le ginseng dans le traitement des patients.
 

Le Panax ginseng est un exceptionnel  remède  préconisé pour aider à combattre  de nombreuses affections. Le mot panax en latin signifie remède universel. De là, le mot français « panacée » qui peut caractériser le ginseng.

Ainsi le ginseng est surtout réputé comme remède naturel pour aider à soigner les affections liées à l’âge : pertes de  mémoire et états séniles, baisse de la sexualité chez l’homme et la femme, troubles de la ménopause, virilité défaillante et troubles de l’érection chez l’homme âgé.

Depuis de nombreux scientifiques, japonais, américains, russes, chinois et coréens, ont cherché avec des moyens modernes à élucider les extraordinaires secrets de Santé, de Longévité et de Vitalité du ginseng.

Ils ont mené de nombreuses études cliniques sur le ginseng. Il a ainsi été démontré que le ginseng est un tonique général et un tonique du métabolisme.

Mais c’est en même temps un sédatif hypoglycémiant agissant sur le péricarde, sans aucun effet secondaire, un reminéralisant et un produit à forte action sur le cervelet.

Plusieurs effets bénéfiques du ginseng ont été avérés :

- Son premier effet est de lutter efficacement contre le froid, et les environnements hostiles et agressifs générateurs de fatigue et de stress.

- Il agit aussi positivement sur la circulation sanguine en diminuant la tension et le taux de triglycérides et le cholestérol.

-  
Il influe sur l’anémie en favorisant la production des globules rouges.

-  
Il opère une action hypoglycémiante, protectrice du foie.

- Il stimule les hormones sexuelles chez les sujets âgés.

- C’est un régulateur des troubles de la ménopause.

-  
Il règle les problèmes d’érection de l’homme vieillissant.

- Il excite positivement le cortex cérébral et combat les troubles et les problèmes de mémoire survenant avec l’âge et le temps.

Comment en êtes vous arrivé à vous intéresser au ginseng ?

Les effets des  principes actifs du ginseng ont rendu cette racine célèbre dans le monde entier, ce qui a  évidemment entrainé une demande très importante.

Il en résulte aujourd’hui une production beaucoup plus importante avec les inconvénients que cela comporte notamment une culture intensive qui a pour conséquence de dénaturer les bénéfices naturels du de la racine de ginseng.

On trouve donc aujourd'hui des produits de qualité très insuffisante à bas prix à côté d'excellents produits qui sont minoritaires sur le marché.

Devant ce constat, nous voulons aider à la réflexion nécessaire, en apportant les connaissances indispensables pour être à même de reconnaître un produit  à base de racine de ginseng de qualité et réellement bénéfique pour la santé.

Vous revendez des extraits de ginseng en France. Pouvez-vous nous dire quelques mots de votre société ?

Notre souhait est de promouvoir les solutions de santé écologiques que nous ont léguées les Médecines Traditionnelles et Alternatives. C’est le cas du ginseng.

On sait que génération après génération les hommes  ont observé la nature pour bénéficier des remèdes que leur environnement immédiat leur procurait.

Or la nature, de par son évolution, a produit des millions de molécules différentes. Même si seule une faible proportion de ces millions de molécules naturelles a des effets bénéfiques de santé, cela représente quand même pour l’homme des centaines de traitements actifs différents.

Nous voulons aussi accentuer l’intérêt croissant pour les médecines douces et naturelles en mettant en valeur les traitements de santé traditionnels des peuples du monde entier.

C’est en même temps l’occasion de soutenir  équitablement ces peuples  en leur permettant la diffusion mondiale du produit de leurs cueillettes et de leurs cultures, respectueuses de l’environnement.

En résumé, notre action a pour but de sauvegarder et de promouvoir la biodiversité thérapeutique, plus particulièrement en matière de remèdes alternatifs et naturels, tout en offrant des perspectives d’avenir durable aux populations des régions les moins favorisées de notre planète.

Merci, Benjamin Lointier.

Par Association d'amitié franco-coréenne
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Mardi 14 juillet 2009

Les droits de l'homme en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) sont l'un des sujets donnant lieu aux positions les plus tranchées sur la Corée du Nord. Pour l'immense majorité des médias occidentaux, la cause serait entendue : la situation des droits de l'homme en Corée du Nord serait l'une des pires au monde, comme en attesterait la présence de dizaines de milliers de Nord-Coréens en Chine. Pour leur part, les autorités nord-coréennes, nonobstant la garantie de droits sociaux (éducation et santé gratuites, taux d'alphabétisation de 99 %), soulignent l'instrumentalisation, selon elles, des droits de l'homme comme un instrument politique utilisé par ses advsersaires à des fins de déstabilisation. Sans prétendre épuiser l'ensemble des débats sur ce sujet, nous reproduisons ci-après quelques observations d'un universitaire néo-zélandais, Tim Beal, qui a effectué de nombreux voyages tant au Nord qu'au Sud de la péninsule.

Dans les relations internationales, la question des droits de l'homme n'est jamais soulevée de manière fortuite : comme le rappelle Tim Beal, "elle a été utilisée, après l'événement, pour justifier l'invasion de l'Irak quand la ligne des armes de destruction massive n'était plus soutenable, mais elle s'est avérée avoir été utilisée de manière frauduleuse. Par exemple, Tony Blair a dû admettre que sa déclaration que "400.000 corps avaient été retrouvés" n'était pas vraie, et que seulement 5.000 corps avaient été sortis de terre. (...) Saddam Hussein pouvait être responsable des 5.000 corps, mais Tony Blair était responsable du mensonge".

S'agissant de la Corée du Nord, Tim Beal souligne d'abord que les pressions économiques, politiques et militaires ont contribué aux privations subies par la RPDC - soumise au plus vieil embargo au monde, et toujours formellement en état de guerre depuis 1953 - pour observer que "les Etats-Unis plus qu'aucun autre acteur peuvent entraîner une amélioration de la situation. Néanmoins, il y a un danger sérieux que les vraies préoccupations de l'opinion sur les droits de l'homme, et plus particulièrement sur les réfugiés, soient utilisées par ceux au pouvoir à Washington pour faire pression pour un "changement de régime" et conduise à une dégradation de la situation, tant au Nord qu'au Sud, et peut-être à la dévastation de la péninsule".

Exemples précis à l'appui, le professeur Tim Beal montre que la situation des droits de l'homme en Corée du Nord est moins sûre et plus compliquée qu'on ne le pense généralement, en appelant à prendre en compte les motivations des pays étrangers lorsqu'ils dénoncent Pyongyang sur ce terrain, en examinant avec attention la fiabilité des sources utilisées.

S'agissant de la peine de mort et des exécutions publiques, celle de Yu Tae-jun, un défecteur retourné en Corée du Nord chercher sa femme a fait l'objet d'articles de presse, notamment sur le site Asian Times online le 22 mars 2001, et à pas moins de dix reprises dans le journal conservateur sud-coréen Chosun Ilbo... avant que le mort ne ressuscite, en donnant des conférences de presse à la fois au Nord et au Sud de la péninsule - notamment au quotidien sud-coréen Korea Times le 15 février 2002. Revenu au Sud où il s'attendait à être traité en héros, Yu Tae-jun devait d'ailleurs être condamné par la justice sud-coréenne à six mois de prison pour avoir violé la loi de sécurité nationale en se rendant au Nord.

Sur la question des condamnations à mort, Tim Beal estime qu'il est probable que la Corée du Nord se situe dans le haut de ce classement macabre - à l'instar de pays comme Singapour (officiellement au premier rang mondial pour le nombre de condamnés à mort, compte tenu de sa population) et les Etats-Unis - mais appelle à la plus grande prudence sur les statistiques circulant ici ou là, la Corée du Nord ne publiant aucune donnée. Il note d'ailleurs que l'ONG Amnesty International ne s'aventure pas à donner un chiffre précis des condamnations à mort en Corée du Nord.

Une analyse sereine doit dépassionner la question des droits de l'homme en Corée du Nord, en partant d'analyses factuelles et de comparaisons internationales crédibles : à cet égard, les prisons nord-coréennes appelées camps en Occident sont des zones de relégation, pas seulement pour une personne mais pour toute sa famille, recouvrant toute une gamme de situations. Tim Beal observe que le chiffre couramment avancé de 150.000 à 200.000 personnes donne un taux d'emprisonnement, rapporté à la population, comparable à celui des Etats-Unis. S'agissant des camps les plus durs, il fait sienne l'observation de l'universitaire australien Gavan MacCormack, spécialiste de la Corée du Nord : alors qu'un prisonnier d'opinion au Sud, Suh Sung, a décrit les duretés de son emprisonnement dans Unbroken Spirits : Nineteen Years in South Korea's Gulag dans des termes très semblables à ceux utilisés par Kang Chol-hwan dans les Aquariums de Pyongyang pour décrire sa vie dans un camp au Nord, pourquoi ne pas avoir confronté ces deux témoignages ? Il est d'ailleurs intéressant de noter que les Aquariums de Pyongyang sont devenus un des best-sellers des livres sur la Corée du Nord en France, quand le témoignage de Suh Sung, pourtant contemporain de celui de Kang Chol-hwan, est largement ignoré dans notre pays.

Un deuxième exemple donné par Tim Beal concerne les expérimentations chimiques sur les prisonniers en Corée du Nord, qui a fait l'objet d'un reportage d'Olenka Frenkiel diffusé sur la BBC le 1er février 2004, intitulé Access to Evil. Ont été utilisés le témoignage de Kwon Hyok, ancien chef de sécurité d'un camp de prisonniers (le "camp 22") ayant fait défection en Chine, et une documentation (la "lettre de transfert") autorisant les expérimentations humaines, remise à un militant des droits de l'homme, Kim Sang-hun. Mais les services secrets sud-coréens reconnurent ce témoignage majeur comme un faux, tandis que Kwon Hyok avait pris du galon dans un article d'Anthony Barnett publié dans the Observer, en devenant un attaché militaire de la RPD de Corée à Pékin... C'est dans ce contexte que la Coalition des citoyens pour les droits de l'homme des enlevés et des réfugiés nord-coréens tint une conférence de presse, le 12 février 2004, pour donner une nouvelle provenance de la lettre de transfert : Kang Byong-sop, ingénieur d'une usine de vinalon suspectée par les Etats-Unis de fabriquer des armes chimiques. Pourtant, le même Kang Byong-sop donnait une conférence de presse à Pyongyang, le 31 mars 2004, où il révélait que son fils, Kang Song-hak, qui avait fait défection au Sud sept ans plus tôt, lui avait demandé de soutenir l'hypothèse d'expérimentations humaines dans le complexe de vinalon du 8 Février, où il travaillait, ces documents pouvant lui assurer une forte somme d'argent des organisations sud-coréennes de défense des droits de l'homme.

La situation des droits de l'homme en Corée du Nord est-elle un sujet pour lequel aucune étude sérieuse n'est possible ? Non, comme l'observe Tim Beal, mais à condition de procéder à un travail d'enquête minutieux qui doit également inclure les droits économiques et sociaux, reconnus comme des droits humains à part entière par les Nations-Unies. A cet égard, les difficultés alimentaires des Nord-Coréens constituent une priorité, donnant lieu à une analyse détaillée par le professeur Tim Beal non seulement de l'aide alimentaire, mais aussi de la production agricole et des programmes de coopération menés dans les domaines bilatéral et multilatéral.

Source : Tim Beal, "The Human Rights Record : Complexities, Causes, Solutions", in Tim Beal, North Korea. The Struggle against American Power, Pluto Press, Londres, 2005.

Par Association d'amitié franco-coréenne
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Samedi 11 juillet 2009

Le 11 juillet est la Journée mondiale de la population organisée par le Fonds des Nations-Unies pour la Population, consacrée cette année à l'éducation des filles (cf. affiches ci-dessous). Dans ce cadre, l'Office national des statistiques de la République de Corée (du Sud) a remis aux organismes compétents des Nations-Unies ses prévisions démographiques à l'horizon 2050. En l'absence de redressement du taux de natalité, la Corée du Sud devrait voir sa population diminuer de plus de 6 millions de personnes d'ici 2050, tandis que l'âge médian de la population atteindrait 56,7 ans.

Les perspectives démographique de la Corée du Sud sont sombres : les effets conjugués d'un indice synthétique de fécondité parmi les plus bas au monde (1,19 enfant par femme, ne permettant pas le renouvellement des générations) et d'un allongement de l'espérance de vie confrontent le pays à la double perspective du vieillissement et de la dépopulation.

Les perspectives à l'horizon 2050, publiées le 10 juillet 2009 par l'Office national sud-coréen des statistiques à la veille de la Journée de la population mondiale, donnent un état des lieux précis des risques auxquels est confrontée la Corée du Sud, en l'absence de changement dans les comportements démographiques et sociaux :

- la population totale du pays commencerait à diminuer à partir de 2018, pour atteindre en 2050 42,34 millions d'habitants, soit une baisse de 6,41 millions de personnes par rapport au 1er juillet 2009 ; la part de la Corée du Sud dans la population mondiale tomberait de 0,71 % à 0,46 % ;

- la part des personnes âgées de plus de 65 ans (soit 10 % actuellement) s'élèverait à 40 % en 2050, tandis que la proportion des personnes de plus de 80 ans augmenterait de 1,9 % à 14,5 % ;

- l'âge médian de la population atteindrait 56,7 ans en 2050 : en d'autres termes, plus de la moitié des Sud-Coréens seraient âgés de plus de 56,7 ans à cette date.

La baisse envisagée de la population entre 2009 et 2050 (- 13,2 %) serait la quatrième plus importante parmi les pays industrialisés de l'OCDE, après le Japon (- 20,1 %), la Pologne (- 15,9 %) et l'Allemagne (-14,2 %).

Une économie comportant une part aussi importante de personnes âgées est difficilement soutenable, sauf à sacrifier encore davantage un système de retraites déjà parmi les moins généreux de ceux des Etats membres de l'OCDE.

L'exemple de la France (aujourd'hui un des pays les plus dynamiques démographiquement de l'Union européenne, après avoir été l'un de ceux om la natalité était la plus faible) montre toutefois qu'il n'est pas de situation irréversible, à condition que le gouvernement sud-coréen s'engage dans une politique nataliste de soutien aux familles, tout en réformant un des systèmes éducatifs les plus coûteux et les plus inégalitaires au monde. Un autre levier consisterait à lever le tabou de l'intégration des étrangers, en leur garantissant de nouveaux droits sociaux et politiques. Enfin, la réunification de la Corée apporterait également une réponse au problème démographique, alors que la population coréenne au Nord de la péninsule est plus jeune et plus dynamique :

- en
Corée du Nord, en 2009, l'indice synthétique de fécondité (ISF) s'élèverait à 1,96 enfant par femme ; l'âge médian de la population est de 33,5 ans ; la part des moins de 15 ans s'élève à 21,3 % de la population totale (plus de 65 ans : 9,4 %) ; le taux de croissance annuel de la population est estimé à 0,42 % ;

- en
Corée du Sud, en 2009, l'ISF est estimé à 1,21 enfant par femme ; l'âge médian de la population est de 37,3 ans ; la part des moins de 15 ans s'élève à 16,8 % de la population totale (plus de 65 ans : 10,8 %) ; le taux de croissance démographique annuel est estimé à 0,27 %.

Sources : AAFC,
Dong-a Ilbo, CIA - The World Fact Book

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Jeudi 25 juin 2009

Les autorités de République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) ont fixé en 2012, année du centenaire de la naissance du Président Kim Il-sung, fondateur de la RPDC, l'objectif de construire un pays puissant et prospère. Dans le domaine économique et culturel, ce but se décline par le renforcement des atouts du pays dans le secteur de l'architecture et de la construction. L'AAFC donne quelques points de repère.

Pendant la guerre de Corée (1950-1953), alors même que le conflit était encore loin d'être terminé, le Président Kim Il-sung de République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) avait défini les grandes lignes du plan de reconstruction de la capitale dans l'après-guerre. De fait, alors qu'en 1953 elle était presque entièrement détruite par les bombardements des forces des Nations-Unies sous commandement américain, Pyongyang présente aujourd'hui un plan géométrique ordonné, comportant un grand nombre d'espaces verts, qui traduit une forte volonté architecturale et urbanistique. Si le visiteur occidental est impressionné par des dimensions selon lui excessives, au regard des critères de l'architecture occidentale (qui définit, par exemple, la taille d'une place publique au regard de la population susceptible de fréquenter cette place), il s'agit d'un choix conscient des Nord-Coréens : ceux-ci ont voulu se projeter à long terme, en envisageant le développement futur de la ville. Par exemple, les dimensions des axes routiers et des rues ont été adaptées à des prévisions d'augmentation du trafic automobile, aujourd'hui en plein essor dans la capitale.

De longue date, l'architecture a constitué un point fort de la Corée : ainsi, le système de chauffage par le sol, ou ondol, reste la norme dans la construction contemporaine. Les communautés nord-coréennes expatriées ont bâti de nombreuses villes, à l'instar de Vladivostock, dans l'extrême-orient russe. La RPD de Corée coopère dans le domaine de la construction avec des pays proches politiquement - comme le Zimbabwe, l'Iran ou encore la Namibie, dont le palais présidentiel inauguré en 2008 est l'oeuvre des Nord-Coréens. Dans un domaine plus spécifique, la RPDC s'est spécialisée dans la construction de statues géantes, pour lesquelles elle compte plusieurs dizaines de pays clients sur tous les continents.

Ce choix de développement économique n'est pas propre au Nord de la péninsule : dès les années 1960, la Corée du Sud s'est également engagée dans des opérations de construction à l'étranger, notamment au Proche-Orient, qui lui ont procuré les devises nécessaires à la modernisation de l'économie.

L'effort porté par le gouvernement nord-coréen au secteur de l'architecture et de la construction, comme base pour la modernisation du pays, a impliqué des investissements spécifiques, ainsi que des coopérations bilatérales. La conception et le dessin assistés par ordinateur (CAO et DAO) ont ainsi été développés au Centre informatique de Pyongyang.

Les agences d'architecture sont organisées par ministère et/ou par ville : ce sont des structures publiques, dont la taille importante dépasse nettement celle de la plupart des cabinets privés d'Europe occidentale et d'Amérique du Nord. Les fonctions de recherche et de formation peuvent être intégrées aux opérations de création et de construction proprement dites : une des agences les plus connues, l'Institut de recherche architecturale Paektusan (IRAP, du nom du mont Paektu, point culminant de la péninsule coréenne) a été fondé le 22 juillet 1982 (photo et source : La Corée d'aujourd'hui, article reproduit sur le site de l'association Korea-is-one). L'IRAP abrite trois laboratoires de recherche. Ses équipes d'architectes et d'ingénieurs sont à l'origine de plusieurs des bâtiments modernes de Pyongyang, dont l'hôtel international Yanggakdo, le monument à la fondation du Parti du travail de Corée ou encore le Centre de recherche informatique de Corée.

Afin de conforter son excellence dans le domaine architectural, le gouvernement nord-coréen a formé, à partir de 2002, des architectes dans plusieurs pays européens (Allemagne, Autriche, Italie, France). De fait, il s'agit d'un domaine où des coopérations bilatérales avec les pays ocidentaux peuvent être mises en place : l'hôtel Yanggakdo a ainsi été construit, notamment, avec des capitaux français, et les travaux ont repris depuis le printemps 2008 pour l'hôtel Ryugyong qui, une fois achevé, serait le plus grand hôtel de tourisme au monde.

Cependant, à l'instar des pays européens à la même époque, à partir des années 1950, la Corée du Nord a privilégié les constructions rapides pour reloger l'ensemble de ses habitants et leur fournir des services modernes. Ces bâtiments ayant vieilli, leur modernisation et la prise en compte des nouvelles normes de sécurité et de protection de l'environnement sont au coeur des travaux de réhabilitation engagés au lendemain des années de difficultés économiques de la "dure marche". Il s'agit donc d'un des enjeux majeurs pour atteindre, en 2012, l'objectif de construire un pays puissant et prospère.

Source : AAFC

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Samedi 6 juin 2009

La consommation de kimchi, plat traditionnel coréen à base de piments et de légumes fermentés (le plus souvent du chou chinois), prémunirait-elle contre la grippe aviaire ? Si les preuves scientifiques sont loin d'être établies, des chercheurs de l'Université Nationale de Séoul ont obtenu des résultats favorables sur un échantillon de poulets atteints de la maladie...

Le kimchi, symbole par excellence de la cuisine coréenne, était déjà réputé pour, dit-on, prévenir l'apparition du cancer du côlon... puis l'épidémie de grippe aviaire a relancé le débat sur ses vertus thérapeutiques supposées. Il y a six ans, sa consommation avait déjà augmenté, non seulement en Corée mais aussi dans d'autres pays d'Asie, pour se prémunir de la maladie du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), contre laquelle prémunirait le kimchi. 

Si les preuves scientifiques d'une corrélation entre la consommation de kimchi et la prévention de la grippe aviaire restent à établir, des chercheurs de l'Université Nationale de Séoul ont observé que 11 poulets (sur un échantillon de 13 oiseaux), nourris par un extrait à base de kimchi, avaient commencé à guérir de la maladie à l'issue d'un délai d'une semaine... sans toutefois pouvoir établir de manière claire le lien entre ce mode d'alimentation et l'amélioration de l'état de santé des poulets.

Selon le professeur Kang Sa-ouk, "nous avons découvert que les poulets guérissaient de la grippe aviaire, de la maladie de Newcastle et de la bronchite. Le taux de mortalité des oiseaux avait diminué, ils étaient plus vifs et leur selle devenait normale".

Bien que les qualités médicales du kimchi semblent plus relever d'une croyance populaire que du domaine scientifique, ces heureux résultats ne peuvent que contribuer à développer davantage le marché du kimchi, et à faire encore mieux connaître ce mets traditionnel du pays du Matin calme.

Source : David Chazan, BBCNews.

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Dimanche 24 mai 2009

Alors que le suicide de l'ancien président Roh Moo-hyun retient l'attention de l'opinion sud-coréenne, un leader syndical avait déjà mis fin à ses jours, quelques semaines plus tôt : Park Jong-tae, responsable du syndicat des transporteurs de la KCTU, avait alerté l'opinion sur la situation de travailleurs auxquels n'est pas appliqué le code du travail.

"Nous devons gagner le combat dans l'obscurité, mais il semble que les temps exigent la mort d'un travailleur" : tels sont les termes de la lettre d'adieu laissée à sa femme par Park Jong-tae, responsable de la section de Kwangju du Syndicat coréen des travailleurs du transport de fret (KCTWU), affilié à la Confédération coréenne des syndicats (KCTU), née dans la clandestinité du combat pour la défense des travailleurs à l'époque des généraux, avant d'être légalisée après la chute du pouvoir militaire. Agé de 37 ans, Park Jong-tae s'est suicidé pour obtenir la reconnaissance des droits de ses camarades.

En janvier, 78 chauffeurs travaillant pour la compagnie Korea Express avaient obtenu, par un accord verbal, une réévaluation de leurs contrats (à raison de 30 won, soit 2 centimes d'euro, par livraison). Mais le 15 mars la direction de Korea Express avait déclaré l'accord nul et non avenu : les transporteurs ayant réagi en refusant de trier les marchandises (ce pour quoi ils n'étaient jusqu'alors pas payés), ils s'étaient vu notifier la fin de leurs contrats avec Korea Express, par des messages reçus sur leur téléphone portable dès le lendemain. Korea Express mettait alors en place un système de véhicules de substitution, tout en précisant que le départ des chauffeurs du syndicat KCTWU était une condition préalable au dialogue. Park Jong-tae luttait pour remettre en cause la rupture unilatérale des contrats de travail.

Le cas des transporteurs de Kwangju illustre à la fois les pressions qui existent en Corée du Sud pour empêcher l'exercice des droits syndicaux (les mesures prises ont visé plus particulièrement la région de Kwangju, qui compte le plus grand nombre de transporteurs syndiqués travaillant pour Korea Express), et une situation sociale complexe - mais qu'on retrouve aussi en France - où des travailleurs dans une situation de fait de salariés, puisque subordonnés à un employeur, sont officiellement des travailleurs indépendants. L'employeur de fait n'a ainsi pas à leur payer de charges sociales. Toujours en France, l'inspection du travail peut requalifier le lien de travail en un contrat avec un salarié.

Le gouvernement de Lee Myung-bak porte sa part de responsabilité dans la mort de Park Jong-tae, après avoir promis des compensations aux travailleurs de la KCTWU lors de leur mouvement de protestation ayant conduit à l'accord de janvier. Il amène aussi à s'interroger sur le credo libéral, favorable à plus de flexibilité, qui guide les choix de politique économique de Lee Myung-bak.

Le corps de Park Jong-tae, qui était recherché pour "protestation illégale", a été retrouvé le 3 mai, près d'un centre de distribution de Korea Express, à Daejeon. Des manifestations ayant suivi sa mort ont entraîné plus de 450 arrestations, 50 militants de la KCTU ayant par ailleurs été blessés.

Le suicide individuel pour la collectivité est un geste propre, notamment, aux sociétés asiatiques : le choix de Park Jong-tae de se donner la mort rappelle les limites à l'application du droit du travail en Corée du Sud, quarante ans après l'immolation de Jeon Tae-il, ouvrier d'une usine textile, qui avait brûlé avec lui le code du travail.

L'AAFC exprime sa solidarité avec les travailleurs en lutte de la KCTWU, en présentant ses condoléances à la famille et aux camarades de Park Jong-tae.

Sources : AAFC,
Hankyoreh, AFP (sur Nasdaq.com)




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Samedi 2 mai 2009

Le premier cas avéré de grippe nord-américaine (dite "grippe porcine") en Corée du Sud a été confirmé le samedi 2 mai 2009, indiquant que le continent asiatique est touché à son tour.

Un homme de 51 ans de retour du Mexique, hospitalisé depuis le 30 avril, est le premier cas avéré de la grippe nord-américaine (dite "grippe porcine") en Corée du Sud. L'information a été donnée samedi 2 mai 2009 par le Centre coréen de prévention et de contrôle des maladies. Les autorités gouvernementales ont réagi en annulant des vols vers le Mexique et en imposant des restrictions de visa à destination de ce pays.

Dans la nuit du 1er au 2 mai, un autre cas avait été relevé à Hong Kong, sur un Mexicain de 25 ans en voyage dans la ville chinoise, indiquant que le continent asiatique est touché à son tour par l'épidémie. Une réunion des pays membres de l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (acronyme anglais : ASEAN) est prévue la semaine prochaine pour coordonner les interventions des pouvoirs publics dans cette partie du monde.

Alors que les premières réactions du gouvernement sud-coréen ont indiqué que le pays n'était pas prêt à faire face à une épidémie à grande échelle, l'annonce de l'achat de médicaments Tamiflu à l'étranger ignore le fait que la demande internationale dépasse largement l'offre disponible. S'il a été avancé les chiffres alarmistes de 20 % à 40 % de la population sud-coréenne potentiellement affectée, à la date présente, l'épidémie n'avait toutefois pas atteint, à l'échelle internationale, un seuil d'alerte qui confirmerait une telle catastrophe.

Sources : German Press Agency, sur le site
www.monsterandcritics.com, Chosun Ilbo.

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Jeudi 30 avril 2009
Rien ne va plus pour les libertés en Corée du Sud. Après les accusations de diffusion de fausses informations ayant entraîné l'arrestation, début janvier, de l'internaute Minerve (libéré le 20 avril, faute de preuves) et, plus récemment, du producteur de télévision Lee Chun-geun, ce sont maintenant les accusations de collusion avec la Corée du Nord qui servent à faire taire toute contestation de la politique du président conservateur Lee Myung-bak.  En effet, les poursuites se multiplient à l'encontre des organisations ou individus soupçonnés de violer la Loi dite de sécurité nationale. Cette loi instaurée en 1948 vise, entre autres, à empêcher tout contact des Coréens du Sud avec leurs compatriotes du Nord sans autorisation du gouvernement de Séoul.

Le 21 avril 2009, accusés d'avoir enfreint la Loi de sécurité nationale, Choi Han-wuk et Kang Jin-gu, principaux dirigeants du mouvement pro-réunification Solidarité pour la mise en pratique de la Déclaration conjointe Nord-Sud (Solidarité), ont été condamnés par la cour du district central de Séoul à deux ans et demi de prison chacun. La cour a considéré que Solidarité constitue un "groupe anti-Etat" dont les efforts sont tournés vers la "glorification du Nord" et l'"opposition au gouvernement sud-coréen".

La cour a aussi condamné à 18 mois de prison avec sursis Mun Gyeong-hwan et Gwak Dong-gi, deux autres dirigeants du mouvement national pro-réunification. Le juge Hong Seung-myeon dit avoir été plus sévère avec Choi et Kang car ils ont en charge la direction politique de Solidarité et sont entrés en contact avec des responsables nord-coréens sans autorisation.

Dans l'énoncé de son verdict, la cour déclare que les activités de Solidarité obéissent largement à la stratégie de la Corée du Nord, qui est de promouvoir l'anti-américanisme et de prôner un retrait des troupes américaines de la péninsule coréenne. "Solidarité est engagé dans des activités anti-américaines et anti-gouvernementales [...] en faisant la promotion de la possession d'armes nucléaires par le Nord et des réalisations de Kim Jong-il", affirme la cour. Selon la justice sud-coréenne, Solidarité pourrait ainsi perturber la perception qu'a le public de la situation dans la péninsule...

"Violation de la Loi de sécurité nationale." C'est aussi ce qui vaut des ennuis au célèbre chanteur sud-coréen, Shin Hae-chul.

A 41 ans, Shin est connu pour ses positions critiques vis-à-vis du gouvernement sud-coréen. Le 8 avril, il a posté un message sur son site Internet (www.shinhaechul.com) pour féliciter la RPDC de la réussite du lancement de la fusée Unha-2. "En tant que membre du même groupe ethnique, je félicite la République populaire démocratique de Corée pour la réussite du lancement d'une fusée, conforme à l'exercice de sa souveraineté et aux lois internationales", a écrit Shin. "Maintenir des capacités nucléaires est le seul moyen efficace qu'ont les pays faibles de résister aux plus puissants", a-t-il poursuivi. "Je suis heureux que nos frères possèdent une telle capacité de défense indépendante."

Ce message de félicitation a provoqué la colère d'organisations conservatrices sud-coréennes, lesquelles veulent poursuivre Shin Hae-chul. Bong Tae-hong, président d'une organisation qui se fait appeler "La vraie Corée", a qualifié le commentaire de Shin de "menace substantielle pour la sécurité et l'existence de la Corée du Sud." On parle bien d'un message laissé par un chanteur de rock sur un site Internet...

Instaurée en décembre 1948, la Loi de sécurité nationale a pour objectif, selon son premier article, de "supprimer les activités anti-Etat qui mettent en danger la sécurité nationale et d'assurer la sécurité de la nation, la liberté du peuple et la liberté."

L'article 2 définit comme groupes anti-Etat "les organisations nationales ou internationales ou les groupes dont l'intention est de mener ou de faciliter des actions d'infiltration du gouvernement ou d'entraîner des désordres pour la nation."

Les sanctions définies aux articles 3 et 4 incluent la peine de mort et des peines de prison d'une durée minimale de deux ans.

L'article 7 prévoit des peines jusqu'à sept ans de prison pour ceux qui encouragent la coopération avec des groupes anti-Etat mettant en danger la sécurité nationale. Il a été souvent utilisé pour détenir des personnes ayant des idées de gauche, particulièrement celles dont les idées et les opinions politiques à propos de la réunification de la Corée sont considérées comme identiques ou similaires à celles de la RPDC.

L'Association d'amitié franco-coréenne appelle à l'abolition de cette loi anachronique. (sources : JoongAng Ilbo, The Korea Times, Wikipedia)  



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Mercredi 29 avril 2009

Dans un contexte de diffusion internationale de l'épidémie de grippe porcine, la Corée du Sud n'est pas épargnée : alors que les premiers cas suspects ont été recensés parmi des personnes de retour du Mexique et des Etats-Unis, des mesures de suspension des importations de porcs vivants d'Amérique du Nord ont été prises pour éviter la propagation de la maladie, bien que l'origine porcine soit plus que douteuse.

Douze cas suspects : tel était, à la date du 29 avril 2009, un premier bilan de l'épidémie de grippe (influenza) porcine en Corée du Sud, selon le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies, tous les cas ayant été recensés parmi des Coréens de retour des Etats-Unis et du Mexique. Un cas a été déclaré "probable". Des mesures ont été prises pour examiner 125 personnes rentrées à bord du même avion que le cas suspect probable.

Le ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation a décidé la suspension temporaire des importations de porcs vivants en provenance d'Amérique du Nord, alors qu'environ 1.500 porcs, destinés à la reproduction, ont été importés d'Amérique du Nord en 2008. La dénomination "grippe porcine" du virus de type A/H1N1 est toutefois impropre, comme l'a rappelé Bernard Vallat, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), en discussion avec l''Organisation mondiale de la santé sur ce point, selon qui la maladie correspondrait à un "cocktail qui a été créé par des réassortiments de différents virus d'origine porcine, aviaire et humaine". La consommation de porc serait tout à fait sûre. Une dénomination plus exacte serait "grippe nord-américaine", par référence à l'origine géographique de la maladie, comme pour les précédents de la grippe espagnole (1918-1919) et de la grippe asiatique (1957-1958).

En cas d'épidémie, La Corée du Sud ne dispose que de 2,5 millions de doses de Tamiflu et de Relenza (soit 5 % de la population sud-coréenne) : le mardi 28 avril, le ministère de la Santé a détaillé devant les députés du Grand parti national (GPN, majoritaire) que le pays disposait de capacités de production de 6,5 millions de doses de médicaments dans un délai de six mois.

Des mesures ont également été prises pour protéger la communauté sud-coréenne du Mexique (13.000 personnes), où aucun cas n'a toutefois encore été signalé.

Source principale (y compris photo) : 
KBS World 

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