Solidarité

Vendredi 17 juillet 2009

Le 7 mai 2009, six militants de la branche sud-coréenne de l'Alliance pan-coréenne pour la réunification (APCR) étaient arrêtés en application de la loi dite de "sécurité nationale", cette loi anachronique instaurée en 1948 qui interdit aux Coréens du Sud d'entrer en contact avec leurs compatriotes du Nord sans autorisation, alors que l'APCR a obtenu toutes les autorisations nécessaires. Le 17 juillet, le  premier procès de trois des six militants de l'APCR devait s'ouvrir devant la cour du district central de Séoul. Aujourd'hui tous emprisonnés en Corée du Sud, on peut leur écrire aux adresses suivantes :

 

 

 

 

 

 



Lee Kyu-jae (72 ans, président de l'APCR)

No. 97

Seoul Detention Center

P.O. Box 20

Gunpo Post Office

Gyeonggi-do

435-050 South Korea

 

 

 

 

Lee Kyeong-won (45 ans)

No. 63

Seoul Detention Center

P.O. Box 20

Gunpo Post Office

Gyeonggi-do

435-050 South Korea

 

 

 

 

Choi Eun-a (37 ans)
No. 221

Seoul Detention Center

P.O. Box 20

Gunpo Post Office

Gyeonggi-do

435-050 South Korea

 

 

 

 

Yun Ju-hyung (42 ans)

No. 536

Cheongju Detention Center

Mipyeong-dong 148

Heungdeok-gu

Cheongju City

Chungcheongbuk-do

361-754 South Korea

 

 

 

Oh Sun-wan (37 ans)

No. 9

Cheongju Women's Detention Center

P.O. Box 145

Seo-Cheongju Post Office

Heungdeok-gu

Cheongju City

Chungcheongbuk-do

361-708 South Korea

 


Jang Min-kyeong (39 ans)

No. 8

Cheongju Women's Detention Center

P.O. Box 145

Seo-Cheongju Post Office

Heungdeok-gu

Cheongju City

Chungcheongbuk-do

361-708 South Korea


Il est également possible d'envoyer un courrier électronique, en anglais ou en coréen, aux trois militants détenus à Séoul (Lee Kyu-jae, Lee Kyeong-won et Choi Eun-a), en suivant les instructions figurant sur ce site du ministère sud-coréen de la Justice :


http://seoul.corrections.go.kr/ca/civilinfo/CAINFO0000.jsp?civilcd=CI025

 

Notez cependant qu'aucun détenu ne pourra vous répondre par courrier électronique. Les échanges par voie postale sont donc préférables.

 


N'oublions pas

Lee Kyu-jae, Lee Kyeong-won, Choi Eun-a,

Yun Ju-hyung, Oh Sun-wan et Jang Min-kyeong

 

Exigeons la libération des Six

et l'abolition de la loi de "sécurité nationale"


Source : site No base stories of korea

 


Par Association d'amitié franco-coréenne
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Jeudi 14 mai 2009

L'Association d'amitié franco-coréenne relaie l'appel lancé par l'Alliance coréenne des mouvements progressistes à tous ceux que concerne la défense de la paix et des principes démocratiques, exigeant la libération immédiate de militants sud-coréens pro-réunification arrêtés le 7 mai dernier sous prétexte de violation de la Loi de sécurité nationale.


Quelle est la situation?


Dans un contexte d'escalade des violences policières en Corée du Sud, destinées à étouffer la colère du public contre la politique et les décisions anti-populaires de l'administration Lee Myung-bak, le National Intelligence Service (la CIA sud-coréenne) a effectué une descente dans les bureaux de la branche sud-coréenne de l'Alliance pan-coréenne pour la réunification (APCR) et a arrêté six de ses membres le 7 mai 2009. Trois d'entre eux, Lee Kyu-jae, Lee Kyeong-won, et Choi Eun-a, ont été immédiatement emprisonnés sur ordre du procureur.

 

Déploiement policier le 7 mai 2009 à Séoul à l'occasion de la descente dans les bureaux

de l'Alliance pan-coréenne pour la réunification (photo : Cho Sung-bong, Tongil News)

 

L'Alliance pan-coréenne pour la réunification a été créée en 1991 pour participer à l'effort de réconcilation et de solidarité entre les Coréens du Sud, les Coréens du Nord et les Coréens résidant à l'étranger. L'APCR travaille de manière ouverte pour une réunification indépendante et pacifique de la Corée, et rend publics tous les résultats de ses rencontres avec les Coréens du Nord. En outre, l'APCR est réputée avoir aidé, à la demande du gouvernement sud-coréen, à faciliter la communication avec les Coréens du Nord quand les relations entre Corée du Sud et Corée du Nord étaient bloquées.

 

L'APCR a été qualifiée de manière malveillante d'organisation "ennemie [pro-Corée du Nord]" par le gouvernement sud-coréen, alors de droite, en 1995, mais les gouvernements suivants l'ont tolérée, en particulier après le premier sommet historique du 15 juin 2000 entre le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il et le président sud-coréen Kim Dae-jung, sommet qui a permis les premières rencontres entre familles séparées et d'autres réalisations en faveur d'une réconciliation pacifique. Le président Noh Moo-hyun (qui a succédé à Kim Dae-jung) a aussi tenu un sommet en octobre 2007 avec le dirigeant nord-coréen, qui a réaffirmé la déclaration du 15 juin.


Cependant, l'administration sud-coréenne actuelle tente d'annuler les réalisations passées en faveur d'une réunification pacifique et de retourner à la situation de la Guerre froide.

 

La branche sud-coréenne de l'Alliance pan-coréenne pour la réunification est affiliée à l'Alliance coréenne des mouvements progressistes (ACMP). L'administration sud-coréenne voit dans l'Alliance coréenne des mouvements progressistes le cerveau des manifestations contre l'accord de libre échange entre la Corée du Sud et les Etats-Unis et du mouvement en faveur de la réunification. Deux des trois activistes de l'APCR arrêtés sont aussi membres de l'ACMP. Lee Kyu-jae, président de l'APCR, âgé de plus de 70 ans, est engagé depuis longtemps dans le mouvement pro-réunification.

 

L'arrestation de responsables de l'APCR constitue une preuve évidente de l'intention du gouvernement sud-coréen de sévir contre les mouvements pacifiques en faveur de la réunification en Corée du Sud dans l'intérêt de l'impopulaire administration actuelle du président Lee Myung-bak, laquelle fait pression depuis  ses débuts sur les mouvements pour la défense des droits civils, réprimant sévèrement divers rassemblements populaires et s'attaquant à la liberté d'expression

 

Ce que vous pouvez faire

 

Vous pouvez adresser une lettre au président de Corée du Sud pour faire cesser immédiatement l'oppression contre les mouvements pacifiques et l'emprisonnement de personnes qui défendent la paix et la réunification. Envoyez votre lettre par courrier électronique à l'adresse suivante : foreign@president.go.kr. Vous trouverez ci-après un modèle de lettre.

 

Vous pouvez également adresser votre soutien à l'Alliance coréenne des mouvements progressistes :


Korea Alliance of Progressive Movements (KAPM)

150-982 Daeyoung Building 3F

139 Youngdeungpo-dong 2-ga

Youngdeungpo-gu,

Séoul

République de Corée

Tel: 82-2-2631-5027

jinbocorea@hanmail.net

 


Voir le texte original de l'appel


 

Monsieur Lee Myung-bak

Président de la République de Corée

 


Monsieur le Président,

 

Nous sommes très inquiets de la situation actuelle en Corée, en particulier après la rafle ettectuée dans les bureaux de la branche sud-coréenne de l'Alliance pan-coréenne pour la réunification (APCR) et l'arrestation de trois de ses membres.

 

Nous considérons que l'Alliance pan-coréenne pour la réunification, fondée en 1991, participe à l'effort pour la réconciliation et la solidarité entre tous les Coréens, du Sud, du Nord et résidant à l'étranger. Ses membres travaillent ouvertement pour une réunification indépendante et pacifique de la Corée, et rendent publics tous les résultats de leurs rencontres avec les Coréens du Nord. En outre, l'APCR est réputée avoir aidé, à la demande du gouvernement sud-coréen, à faciliter la communication avec les Nords-Coréens quand les relations entre la Corée du Sud et la Corée du Nord étaient bloquées.

 

Nous pensons que la paix et la réunification de la péninsule coréenne sont très importantes pour la paix du monde. Nous croyons aussi que les efforts accomplis par la branche de Séoul de l'APCR dans le domaine des échanges et de la communication avec les Coréens du Nord contribuent à la paix dans la péninsule coréenne.

 

Nous sommes très choqués d'apprendre que des membres de l'APCR ont été arrêtés pour avoir violé la Loi de sécurité nationale. A nos yeux, la Loi de sécurité nationale ne garantit pas les droits humains élémentaires tels que les droits d'opinion et de libre expression politiques, entre autres, et l'abolition de cette loi est donc une des premières exigences de la société civile. De plus, la loi désigne la Corée du Nord comme un ennemi alors que la Corée du Nord devrait être un partenaire en vue de la réunification. Nous pensons qu'une loi antidémocratique telle que la Loi de sécurité nationale sud-coréenne, utilisée pour réprimer la société civile au nom de la sécurité nationale, doit être abolie. Par conséquent, les arrestations dues à la Loi de sécurité nationale n'ont aucune justification.

 

Pour nous, les activités de l'APCR sont justes et devraient être encouragées, pas punies.

 

Nous pressons le gouvernement sud-coréen de relâcher les trois membres de l'APCR et d'arrêter de réprimer les mouvements pacifiques.

 

Pour la réunification des deux Corée !

 

Sincèrement.

 

Nom :

Organisation :

 


Par Association d'amitié franco-coréenne
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Samedi 11 avril 2009

 

Le 28 mars 2009, à Bruxelles, s'est tenue une réunion élargie de la présidence du Comité international de liaison pour la réunification et la paix en Corée (CILRECO), en présence de délégués venus d'Algérie, de Belgique, du Danemark, de France, de Grande-Bretagne, du Luxembourg et de Turquie. L'Association d'amitié franco-coréenne, affiliée au CILRECO, participait à cette réunion. En introduction, le professeur Robert Charvin, membre de la présidence du CILRECO (et vice-président de l'AAFC) a présenté le rapport que nous reproduisons ci-après, rappelant le contexte et fixant les grandes lignes de l'action des organisations d'amitié avec le peuple coréen. 

 



Je me permets de présenter ce rapport introductif en remplacement de Guy Dupré, secrétaire général, victime d'un incident de santé, que je salue en toute amitié et que je remercie au nom du CILRECO de l'inlassable dévouement qu'il manifeste pour la cause du peuple coréen, qui soulève des questions fondamentales, décisives pour tous les peuples, bien au-delà des seuls problèmes de la péninsule.


Ce sont les questions :

 

- du maintien de la paix et du désarmement,


- de la souveraineté des peuples et de leur libre disposition malgré tous les impérialismes,

 

- du type de développement entre lesquels les peuples doivent choisir (réservant une priorité au social ou à une croissance aveugle, source de profondes inégalités),


- de la nature de la démocratie, de la place conférée aux droits collectifs et aux droits individuels, étant entendu qu'il ne peut y avoir démocratie authentique sans indépendance, condition nécessaire de base, et ni droits de l'homme développés dans une situation de belligérance chronique.


Le maintien de la paix concerne le monde entier, y compris l'Occident et l'Europe dont on a vu l'angoisse lorsque les conflits armés leur sont intérieurs (attentats de New York, ex-Yougoslavie), bien qu'ils adoptent une attitude d'indifférence indigne lorsque les massacres ont lieu dans le Sud (Palestine, République démocratique du Congo, etc...).


Or, aussi longtemps que la péninsule et son environnement ne relèveront pas d'une zone dénucléarisée, comme proposée par la RPDC, le risque d'un affrontement nucléaire existe.


Les médias occidentaux osent accuser la RPDC de ne pas respecter ses engagements de démantèlement nucléaire. Or, ne sont pas respectées les contreparties officiellement acceptées par les Etats-Unis, par exemple, les livraisons de réacteurs à eau légère, de pétrole, de même que l'arrêt de l'embargo unilatéralement imposé, les campagnes permanentes de discrédit contre la RPDC, etc... Jamais, dans l'histoire, aucun Etat du monde n'a procédé à un désarmement unilatéral. C'est ce que certains exigent pourtant de la RPDC.


La RPDC a un besoin vital d'énergie pour son développement ; elle est fondée à organiser souverainement sa défense nationale, d'autant que l'Accord d'armistice de 1953 n'a jamais été transformé (après 55 ans) en un traité de paix supprimant l'état de belligérance, en dépit des demandes de la RPDC. Il faut noter aussi que lorsque la RPDC a adhéré au Traité de non prolifération (TNP), elle n'y a subi que des pratiques discriminatoires (par exemple les inspections « spéciales ») de la part de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). L'AIEA, instrumentalisée par les Etats-Unis, a conduit la RPDC à ressortir du TNP, ce qui est parfaitement conforme à la légalité internationale.


Les manoeuvres militaires Corée du Sud- Etats-Unis se poursuivent, créant un climat de guerre dangereux (Key Resolve, Falcon, Uji Freedom Guardian en août 2008), comme à l'époque de la guerre froide (avec les Team Spirit) ; les bases militaires américaines ont été redéployées en vue de faciliter une attaque préventive contre la RPDC ; le « plan d'opération 5029 » de l'état major sud-coréen a été mis en place en cas « d'un éventuel effondrement brutal du régime du Nord » ; les vols d'espionnage sudistes au-dessus du territoire du Nord se sont multipliés durant 2008. En bref, les autorités civiles et militaires de la Corée du Sud favorisent, par tous les moyens, un climat de tension.


Le CILRECO doit donc travailler à l'explicitation des problèmes nucléaires (notamment du droit nucléaire parfaitement méconnu) ; il doit aussi favoriser une dénucléarisation de la péninsule et de toute la région car la marine et l'aviation états-uniennes disposent de missiles (mobiles) à proximité de la RPDC.


La RPDC a pour axe stratégique depuis sa fondation la défense et la promotion de sa souveraineté. C'est une option qui a sauvegardé son existence dans le passé, y compris vis-à-vis des Alliés, dont certains ont disparu. C'est ce qui sauvegarde aujourd'hui plus que jamais sa libre détermination et particulièrement vis-à-vis du Japon et des Etats-Unis, au coeur d'une zone où les volontés hégémoniques des grandes puissances se manifestent en permanence. Dans le processus de mondialisation en cours, la position de la RPDC est originale : la plupart des pays cèdent aux phénomènes de transnationalisation imposés par les puissances mondialisatrices et leurs firmes. A Séoul, à Tokyo, en Occident, ce refus de l'intégration au marché capitaliste mondial a été longtemps considéré comme un archaïsme, source d'échec économique.


La première crise financière de 1997-98 a provoqué de multiples bouleversements en Asie : la Corée du Sud a dû s'aligner sur les exigences du FMI [1] pour échapper à la faillite ; la situation de dépendance de Séoul est désormais totale (à la différence des pays moins « industrialisés » à l'époque comme l'Inde, la Chine, Taïwan ou le Vietnam, mieux protégés des effets de la crise). La Corée du Sud est alors classée par les banques internationales dans la catégorie des « Junk bonds » (« obligations pourries ») ! Au plan social, on a assisté à une hausse très forte du chômage, à une chute du niveau de vie et à une aggravation des inégalités sociales. [2] Si avant la crise, les salaires conséquents permettaient de faire face aux dépenses de santé, d'éducation et de retraite, le chômage (n'est pas considéré comme chômeur celui qui travaille une heure au cours de la semaine !) et la précarité, sans la moindre protection sociale, sont désormais sources de misère pour près de la moitié des travailleurs. Les femmes salariées, en particulier, ne connaissent ni salaire minimum, ni horaire maximal, ni assurance maladie... Mais l'inexistence ou la violation des droits sociaux n'ont jamais sensibilisé les partis, les ONG et les médias occidentaux ! Par ailleurs, de nombreux travailleurs étrangers ont été expulsés.


En quelques jours, le travail et les sacrifices imposés aux salariés pendant des dizaines d'années ont été balayés aussi vite que sont repartis nombre d'investisseurs étrangers pris de panique. Quant aux investisseurs japonais restés sur place, ils ont, par exemple, pris le contrôle pour une large part de Hyundai-automobile ainsi que des téléviseurs et ordinateurs, dont seuls certains composants seulement restent coréens.


En 1997-98, ont constate en Corée du Sud que la croissance économique n'est pas le progrès social ! Pourtant, à la même époque, les médias occidentaux ne parlent que des difficultés de ravitaillement en Corée du Nord !


La seconde crise financière de 2008-2009, infiniment plus grave, n'a pas encore développé toutes ses conséquences et les lendemains sont incertains : l'ouverture du marché sud-coréen aux importations américaines, en particulier le tabac et la viande de boeuf (source d'une crise violente en 2008), qui se sont imposées à partir de 1980 et surtout de 1998, mettant la balance commerciale sud-coréenne en déficit, se double d'un néo-protectionnisme américain limitant les exportations, axe de la croissance sud-coréenne !


Certes la RPDC paye le prix de son indépendance qui a un coût certain : néanmoins, grâce à elle, elle est en mesure de conserver la ligne politique de son choix et constitue pour les partisans de la réunification un havre de stabilité permettant d'envisager, pour demain, un large marché intérieur dont a besoin l'économie sud-coréenne. La Corée tout entière et réunifiée a la capacité de devenir une nouvelle « puissance émergente ».


Il convient donc de bien prendre conscience que la crise financière donne de nouveaux arguments aux partisans de la souveraineté et d'une coopération internationale n'ayant rien à voir avec la subordination des intérêts des plus faibles à ceux des plus riches et des plus puissants.


Plus que jamais, la réunification et la « co-prospérité », selon la formule du Sommet intercoréen de 2007, exigent la libre détermination du peuple coréen et le rejet de toute ingérence.


L'indépendance de la RPDC vis-à-vis des pays amis, comme vis-à-vis des adversaires, permet au peuple coréen de choisir son mode de développement.


La question est aujourd'hui posée avec une nouvelle actualité : on a assisté en 1990 à l'effondrement du « modèle » soviétique, on assiste depuis une dizaine d'années à une série de crises mettant en cause la rationalité et l'efficacité du capitalisme financier. On constate que le capitalisme n'a rien à offrir, si l'on n'appartient pas à la mince couche des hyperprivilégiés : précarité de masse, instabilité sociale chronique, dégradation des droits sociaux conquis, déclin des formes démocratiques politiques et du multilatéralisme dans les relations internationales, recours à la force armée et ingérence, dégradation écologique, déclin culturel, etc...


Oser critiquer le caractère original de l'expérience inédite de la RPDC et l'idéologie du Juche basée sur le principe de « compter avant tout sur ses propres forces » relève de l'inconscience ou de la mauvaise foi.


La double implosion du modèle soviétique et du modèle capitaliste requiert nécessairement la recherche d'une voie nouvelle, dans chaque société, au coeur de chaque civilisation, et la RPDC travaille dans cet esprit depuis plusieurs décennies, en tenant le plus grand compte de ses spécificités nationales. La remise en question de tous les modèles est une immense contribution de la RPDC : il est délirant de constater que les médias occidentaux et mêmes quelques universitaires osent parler de « stalinisme » et de dogmatisme, à croire qu'ils ne savent pas de quoi ils parlent ! La RPDC invente son socialisme : c'est une leçon pour tous.


En tout état de cause, la RPDC enseigne qu'il ne faut pas confondre développement et croissance, processus d'accumulation de richesse industrielle et création de biens communs fondamentaux (l'éducation, le logement et la santé).


Dans la situation nouvelle, certains retards quantitatifs de l'économie nord-coréenne tendent à être compensés par le niveau des biens communs de la RPDC, par la sécurité sociale, au sens large, assurée à tous les citoyens, dont la crise dans le monde capitaliste révèle l'importance fondamentale. Le fait aussi qu'il n'y a pas, en RPDC, l'inégalité vertigineuse qui existe en Corée du Sud, rend la société infiniment plus viable, en dépit des difficultés alimentaires se produisant, périodiquement, depuis 1995-96. Enfin, la place donnée par Pyongyang à l'éducation et à la culture est enviable comparée aux valeurs essentiellement commerciales hégémoniques au Sud.


Un développement du processus de réunification qui connaîtrait nécessairement des confrontations entre les deux « modèles », qui pourraient être simultanément complémentaires, pourrait ainsi dynamiser l'ensemble de la nation coréenne.


La RPDC, en Occident, fait l'objet de nombreux procès concernant les droits de l'homme. La légitimité des ingérences occidentales se veut fondée sur les carences du Nord en matière de démocratie.


Il faut se débarrasser sur ce terrain de toute attitude défensive, et au contraire être offensif. Il est l'heure d'être radical !


  • -  Les Américains et les Européens n'ont jamais fait le procès de Séoul durant les décennies de dictature militaire et aujourd'hui encore en raison des pratiques anti-sociales, anti-syndicales et la répression qui demeurent fondées sur la Loi sur la Sécurité Nationale toujours en vigueur. Rien lors du massacre de Kwangju, en 1980, rien sur la répression des mouvements politiques de 1987, rien sur les protestations de masse de 1991 (et les immolations par le feu!). Cette partialité enlève toute légitimité aux « donneurs de leçon » !


  • - La RPDC est, par nécessité conduite (puisque l'accord d'armistice de 1953 n'a jamais été transformé en traité, par exemple, et qu'elle est en confrontation avec la première puissance mondiale qui l'accuse de tous les crimes, notamment celui « d'aide au terrorisme » et la classe parmi les pays de « l'axe du mal »), de pratiquer une politique d'unité stricte et de mobilisation générale évidemment éloignée des canons de la démocratie à l'occidentale. Cette situation n'a jamais dans l'histoire et pour aucun pays favorisé la promotion des droits civils et politiques ! Elle légitime la politique de Songun, associant l'Armée populaire, le Parti du travail et la population.


  • -  Depuis plus d'un demi-siècle, la RPDC est victime d'un embargo unilatéral économique, financier et politique de la part des Etats-Unis et de leurs alliés. Privée aujourd'hui de relations privilégiées entretenues avec l'URSS et les Etats de l'Europe de l'Est, la RPDC connaît de graves difficultés. La tentative d'étranglement de la Corée du Nord ne peut favoriser la « démocratie à l'occidentale » qu'exigent les Etats-Unis !


  • -  Au-delà de cette conjoncture éminemment défavorable, il convient de s'interroger concrètement sur la signification des droits de l'homme en Corée. Chaque droit social effectif est une fabuleuse conquête dans un pays qui était parmi les plus pauvres à la fin de la Seconde Guerre mondiale et qui était dévasté en 1953. La RPDC, sur ce terrain, a réussi des exploits que l'on ne rencontre pas souvent dans les pays du Sud.


  • - La Constitution de la RPDC révisée en 1992 a reconnu la totalité des droits civils et politiques, ce qui signifie qu'elle entend en assurer l'édification.


  • - Sur ses 60 ans d'existence, la Corée du Sud a connu plus de 35 ans de dictature violente ; ses dirigeants, à l'époque, déclaraient que les Coréens n'étaient pas « mûrs pour la démocratie ». Les droits sociaux y sont restreints. Mais, surtout, que signifie la liberté dans un pays dépendant et subordonné à l'étranger ? Sans souveraineté et indépendance nationale, peut-on considérer qu'il y a démocratie ? Quelle liberté d'option ont les citoyens sud-coréens (qu'ils soient progressistes ou conservateurs) dans la mesure où la politique économique (et sociale) se détermine au niveau des grandes puissances ou dans les organisations internationales sous leur contrôle ? Que signifie donc le pluralisme politique enfermé dans l'étau de la transnationalisation ?


La liberté est concrète ou elle n'est pas.


La réunification ne peut donc être réalisée que dans le respect de l'indépendance de toute la nation coréenne, sans ingérence étrangère. Seuls ceux qui militent pour une réunification, elle-même démocratique et pacifique, respectueuse des différences entre les deux parties, travaillent effectivement au progrès des droits de l'homme dans toute la péninsule.


Nous ne sommes pas isolés. L'Occident n'est pas le monde ! Et au sein de cet Occident, nous savons que la remise en cause de tous les hégémonismes se développe! Au Mexique, divers partis et organisations amérindiens en plein réveil sont intervenus en faveur de la réunification ; il en est de même pour le P.C. de Russie, pour le parti d'avant garde d'Indonésie, pour divers partis du Pakistan, et les différents comités d'amitié (notamment suisse, suédois tchèque, etc...).


Durant le mois de solidarité (25 juin-27 juillet), des manifestations diverses ont eu lieu en Grande Bretagne, Suisse, Cuba, Russie. L'Assemblée du Conseil mondial de la Paix à Caracas a manifesté son soutien. Il en a été de même pour la 15eme conférence des Ministres des Affaires étrangères des pays non alignés, pour la 10eme conférence des P.C. à Sao Polo, en novembre dernier, de l'Union internationale démocrate des femmes, de la Confédération mondiale des syndicats, du 8eme congrès de l'Organisation de l'Unité des peuples d'Asie et d'Afrique (réunissant 400 délégués de 25 pays), etc...


La défaite du Parti démocrate sud-coréen de Kim Dae Jung et la victoire électorale de Lee Myung-bak rendent plus complexe la bataille pour la réunification. La Corée du Sud a recommencé à manifester son agressivité vis-à-vis de Pyongyang, visant à discréditer personnellement Kim Jong-il, en développant la propagande hostile à l'intérieur de la zone économique spéciale, etc... La réaction de Pyongyang, par la même, ne voulant pas aider à la confusion, a été de déclarer annulés les accords à incidence militaire conclus avec le Sud, notamment celui de 2007.

 

Ce n'est ni en reculant ni en acceptant des compromis défavorables qu'un processus démocratique et pacifique de réunification peut avancer réellement. D'autres exemples dans le monde, notamment au Moyen-Orient, montrent que la pratique des reculades ne débouche sur rien !


Le CILRECO doit, avec persévérance, poursuivre son action, déjà précisée par Guy Dupré, dans son rapport de 2008, la situation étant encore plus complexe en 2009 !


Il est nécessaire de rappeler avec insistance quelle est la réalité de la politique nucléaire de la RPDC, l'hypocrisie de Séoul placée sous le parapluie atomique des Etats-Unis et les menaces et intimidations pratiquées par les Etats-Unis, en espérant une nouvelle politique du président Obama.


Il est fondamental de s'expliquer clairement sur la question des droits de l'homme et de la démocratie dans la péninsule coréenne et de ne rien laisser passer en réagissant à chaque désinformation pratiquée en Occident sur ces problèmes.


Il est nécessaire de montrer comment la souveraineté de la Corée vis-à-vis des grandes puissances est le facteur décisif de la réunification et que, dans ce domaine, la RPDC ne peut faire plus alors que la Corée du Sud a tout à faire !


Il faut rappeler aussi que la « Déclaration commune pour le développement des relations Nord-Sud, la paix et la prospérité » du 4 octobre 2007, appuyée par l'Assemblée générale des Nations Unies, lors de sa 63eme session, et la Déclaration du 15 juin 2000 sont des références de base en vue de favoriser le processus de réunification.


La tension actuelle entre les deux Etats coréens qui a conduit à une suspension des deux accords montre l'extrême fragilité des rapprochements, aussi longtemps que la réunification proprement dite n'a pas été enclanchée, pour se concrétiser enfin dans une situation confédérale. Lee Myung-bak et le « Grand Parti national » ultra conservateur sud-coréen portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle.


Le CILRECO doit, parmi ses priorités, intervenir auprès des autorités des Etats-Unis, du Japon et de l'Union européenne afin qu'elles prennent des initiatives en faveur de la paix en Asie et de la réunification de la Corée.


L'inertie et le suivisme de l'Union européenne vis-à-vis de la politique américaine dans cette région du monde manifeste de l'absence d'une véritable politique étrangère européenne. Pour aider à la souveraineté de la Corée tout entière, la souveraineté de l'Europe serait essentielle. Le CILRECO doit prendre des initiatives auprès du Parlement européen pour faire connaître la situation réelle du problème coréen, largement méconnue.


L'évolution positive d'une autre nation divisée, Chypre, doit nous encourager.


Chypre est aussi un site hautement stratégique en Méditerranée. Elle est au centre d'une zone permettant le contrôle de la Méditerranée orientale et du pétrole du Moyen-Orient. Ses bases militaires occidentales ont servi à l'agression de l'Irak. Depuis ses origines, la souveraineté de Chypre a été réduite au profit de la Grande-Bretagne jusqu'en 1950. Malgré l'indépendance, Chypre s'est vue imposer des droits d'intervention militaire de la Turquie et de la Grande-Bretagne. Les bonnes relations avec l'URSS du gouvernement chypriote ont conduit à l'ingérence permanente des Etats-Unis, puis à l'agression turque dont l'armée occupe 40% de l'île et divise le pays. Ici aussi, les Etats-Unis sont les principaux responsables de la division à laquelle le nouveau président de la République chypriote (AKEL) s'efforce actuellement de mettre un terme. Une liaison avec nos amis chypriotes s'impose.


Il en est de même avec les représentants du peuple palestinien, dont l'oppression qu'il subit depuis un demi-siècle, le rapproche du peuple coréen.


Chers amis,


La « Corée est une », historiquement, culturellement.


Demain, elle sera, à coup sûr, «UNE » politiquement.


Etre solidaire du peuple coréen et particulièrement du peuple de la RPDC, menacé et agressé par les deux plus grandes puissances du monde, c'est être solidaire de tous les peuples du monde « mondialisés » par la violence économique, politique et parfois militaire, et de tous les citoyens conscients des dangers d'un monde trop inégalement développé.


Etre solidaire du peuple coréen, c'est militer pour sa propre autonomie, pour la voie progressiste la plus ajustée à ses propres réalités civilisationnelles.


Chers amis,


La résistance du peuple coréen doit nous enseigner la persévérance et la patience qui sont deux vertus révolutionnaires.



[1] Cf. Ilaria Maria Sala « La Corée du Sud à l'heure du FMI ». Le Monde Diplomatique. Juin 1998.

[2] Les plus riches deviennent simultanément encore plus riches grâce à la hausse des taux d'intérêt et à diverses mesures gouvernementales favorables, par exemple, en matière de succession.

Par Association d'amitié franco-coréenne
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Dimanche 15 mars 2009

Les équipes de Première Urgence, opérant dans le cadre de l'Union européenne, forment l'une des deux ONG françaises présentes en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). Depuis 2009, elles ont mis en place un programme d'élevage et de reproduction de lapins comme une réponse durable à la crise alimentaire qui continue d'affecter les populations coréennes.

La République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) lutte toujours pour retrouver le niveau d'autosuffisance alimentaire qui avait été atteint au début des années 1990, avant que des catastrophes climatiques exceptionnelles - sécheresses, inondations - n'affectent une agriculture handicapée par le manque de terres cultivables, lesquelles ne représentent que 15 % de la superficie du pays.

Dans ce contexte, la priorité a été donnée aux programmes de coopération qui, en améliorant les structures de production, apportent des réponses durables à l'objectif d'élever le niveau de production agricole, réaffirmé dans l'éditorial conjoint du 1er janvier 2009 des principaux journaux nord-coréens.

C'est ainsi que les équipes de Première Urgence, l'une des deux ONG humanitaires françaises présentes en Corée du Nord (avec Triangle GH) dans le cadre institutionnel de l'Union européenne, ont mis en place, depuis janvier 2009, un programme d'élevage et de reproduction de lapins. Cette action couvre 13.000 habitants relevant de 7 fermes et centres de reproduction, dans les provinces de Hwanghae du Nord et de Pyongan du Nord. Jusqu'à présent, les travailleurs humanitaires de Première Urgence avaient mis l'accent sur la réhabilitation du réseau hospitalier.

Le choix de la cuniculture apparaît particulièrement adapté à l'objectif d'augmentation et de diversification de la production alimentaire, alors que les ressources d'élevage et les apports nutritifs en protéines animales sont traditionnellement limités en République populaire démocratique de Corée. La pêche fournit certes des apports complémentaires mais la pénurie de fioul, depuis la fin de livraisons de pétrole dans le cadre d'accords de troc par l'Union Soviétique, a limité les quantités pêchées. S'agissant de l'élevage de lapins, comme l'observe Première Urgence, les avantages économiques sont multiples, y compris les possibilités d'un essor du commerce de fourrure : "viande riche en protéines, reproduction facile et rapide, des coûts d'infrastructures réduits et peu de suivi vétérinaire. De plus, sa fourrure peut faire l'objet d'un commerce et relancer ainsi l'économie de ces régions. Par ailleurs, cet animal est d'ores et déjà présent dans le pays et consommé sans réticence culturelle par les nord-coréens".

L'AAFC a soutenu de manière constante les réponses d'urgence aux populations coréennes, notamment après les très graves inondations de l'automne 2007, dans le cadre d'un partenariat avec le Secours populaire français. De même, elle a appelé l'attention du Président de la République et du ministère des affaires étrangères et européennes sur la nécessité d'une action humanitaire bilatérale en direction des populations coréennes, ses appels ayant manifestement fini par être entendus en 2008. Dans ce contexte, l'AAFC a rencontré un ingénieur agronome français avant son départ en Corée du Nord, en janvier 2009. Elle soutient pleinement les actions entreprises dans le domaine de l'élevage et de la reproduction de lapins, en les relayant auprès de ses adhérents et partenaires. (Sources : AAFC, Première Urgence sur reliefweb)

Par Association d'amitié franco-coréenne
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Mardi 20 janvier 2009

Basée à Lyon, Triangle Génération Humanitaire (Triangle GH) est l'une des deux ONG françaises présentes en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), dans le cadre institutionnel de l'Union européenne. C'est aussi Triangle GH qui a reçu l'aide finalement apportée par la France en 2008 aux populations coréennes sinistrées (300.000 euros), des mois après la catastrophe, suite notamment à l'appel lancé par l'AAFC aux autorités françaises. Après avoir rencontré sur place l'équipe de Triangle GH lors de son voyage en Corée en 2006, l'AAFC reproduit ci-après, avec l'aimable autorisation de Triangle GH, le témoignage d'Anne Barthes, chef de mission de Triangle GH en RPDC.  Publié fin 2008, ce témoignage apporte un regard impartial sur la vie quotidienne en Corée du Nord, loin des habituels clichés.

Barrage réhabilité à Pyongwon par Triangle GH (photo : Alain Noguès - AAFC, 2006)



Corée du Nord

par Anne Barthes, chef de mission Triangle GH en République populaire démocratique de Corée


Corée du Nord. Ces deux mots amènent à d’autres tels que dictature, famine, bombe atomique, essais nucléaires, camps de travail... Est-ce que ce pays de 22 millions de personnes peut seulement se résumer à cela ?

 

Il n’est pas aisé d’écrire sur un sujet tel que la Corée du Nord. La mauvaise utilisation d’un terme, le second degré, l’enthousiasme ou le rejet peuvent être alors interprétés comme point de vue pro ou contre régime. La neutralité semble quasiment impossible. Alors comment parler de ce pays si fermé, si empreint de mystère, si diabolisé, de façon "positive", sans être taxé de militant pour le régime en place ?


Exercice d’autant plus difficile que, un peu comme le conflit israélo-palestinien, tout le monde en a entendu parler, tout le monde a un avis sur le sujet, et cependant peu se sont réellement intéressés à la question et ont fait le tri des (maigres) informations relayées par les medias.

 

Des esprits bien pensants estiment que le simple fait d’être présent ici est une forme d’allégeance à la politique menée par Kim Jong-il, ce discours étant souvent destiné aux agences des Nations Unies et aux organisations non gouvernementales travaillant en RPDC, dont Triangle GH fait partie depuis 1998.

 

Nous sommes une poignée d’étrangers (environ 350 à l’heure actuelle, dont 100 chinois et 100 russes travaillant pour leurs ambassades respectives) à avoir l’opportunité de travailler et donc de vivre en Corée du Nord. Les motivations des uns et des autres sont multiples et variées, le point de convergence étant le désir de connaître et comprendre le peuple coréen.

 

Je ne souhaite parler ni politique, ni crise alimentaire, ni enjeux humanitaires, mais tenter du mieux possible, à travers mes yeux d’étrangère, de narrer quelques tranches de vie qui font partie de mon quotidien à Pyongyang.

 

Ce qui attire indéniablement l’œil les premiers jours est l’absence de feux de signalisation. Non pas qu’ils n’existent pas, ils sont bien là, à tous les carrefours de la ville, mais ils ne fonctionnent pas par souci d’économie, le pays faisant face depuis de nombreuses années à une pénurie d’énergie. Ils sont donc remplacés par des agents de signalisation, appelées plus communément par la communauté francophone "les fliquettes".

 

La "fliquette" donc, est une véritable institution dans la capitale, elle est le reflet du pays tout entier. Munie d’un bâton rouge et blanc, changeant de tenue au fil des saisons, c’est elle qui gère (le peu) de circulation du centre ville (ailleurs, et dans les autres villes, elles sont remplacées par des hommes.) Elle attire forcément le regard (elle est entre autre sélectionnée pour sa beauté), surtout celui de la gent masculine étrangère ; certains d’entre eux ont obtenu, à force de passage régulier, un sourire, un clin d’œil et/ou un penchement de tête. Deux fois par an, elle disparaît des intersections : quinze jours en août pendant les grosses chaleurs et quinze jours en hiver. Pendant cette période, tous les conducteurs sont perdus, ils la cherchent des yeux, ne font pas forcément attention aux feux de signalisation en marche et attendent avec impatience son retour.

 

Autre institution, plus récente, peut être moins typique, mais qui est comme une bouffée d’air frais pour la communauté expatriée : les marchés d’Etat. Ils ont été créés il y a quelques années et, suite à des visites impromptues et persuasives de certains étrangers, nous pouvons maintenant nous y rendre et acheter nos fruits et légumes sans aucun problème. Cela nous permet, entre autre, de voir ce qui est accessible sur place et d’avoir une idée des prix des denrées fraîches. Le plus gros marché de Pyongyang s’appelle Tongil. C’est un marché couvert d’une toiture bleue, très souvent grouillant d’acheteurs potentiels. On y trouve des fruits, des légumes, de la viande, du poisson, des fruits de mer, une quantité importante de kimchis variés (chou fermenté qui est le plat national et qui peut être comparé à notre pain en terme d’importance dans le repas), du soul (sorte de saké local), des vêtements, de la quincaillerie et beaucoup de chinoiseries (produits en tout genre de très mauvaise qualité !).


La Corée
du Nord est certes anti capitaliste, et donc contre le système marchand. Néanmoins, les chalands, principalement des femmes d’un certain âge, ont vite assimilé le concept de marchandage, surtout avec les étrangers. La barrière de la langue n’est pas un problème, c’est à coup de calculatrice que les transactions se font. Elles nous interpellent, comparent les prix avec la marchande d’à côté, sourient quand on commence à négocier et poussent des hauts cris quand on lance un prix trop bas. Et ça se bouscule, ça crie, ça rigole, bref un vrai marché comme on en trouve partout dans le monde, sinon que dans celui-ci, le chou est roi.

 

Le chou donc, est récolté et distribué une fois par an - toute la Corée est réquisitionnée pour la distribution, camions, bus, tramways, charrettes, tout ce qui roule fait office de transport - puis transformé par l’ensemble de la population en kimchi. Chaque mère de famille a sa propre recette, secrète, il est donc rare de manger deux fois le même. Il est servi en tant qu’accompagnement à tous les repas (même le petit déjeuner). Les Coréens en raffolent et lui prêtent mille et une vertus dont la protection contre le cancer (!!!).


Fortement épicé, il doit donc être accompagné d’un verre, voire plus suivant l’humeur, de soul, un alcool de gland à l’origine, transparent et qui a finalement peu de goût mais qui ne fait pas moins de… degrés ! L’alcool tient une place prédominante dans la culture coréenne (en Corée du Sud aussi), pour les repas officiels, les apéritifs entre collègues, les rassemblements familiaux, etc... Il est très mal vu de se servir soi même, il faut attendre que quelqu’un prenne l’initiative de remplir votre verre.
Vous gagnerez le respect total si vous êtes capable de faire "Tchou", littéralement cul sec, plusieurs fois de suite, sans tomber par terre, surtout si vous êtes une femme.

 

Pour finir, il me semble important de parler de notre rapport avec les Nord-Coréens, autres que ceux qui travaillent avec nous. L’idée commune pour ceux qui ne sont jamais venus ici est que les Coréens détournent les yeux à notre vue, qu’ils leur est interdit d’établir le moindre contact avec les étrangers sous peine de sanctions. C’était certes le cas il y a quelques années (et maintenant encore dans certaines provinces) mais il suffit de se promener à pied ou à vélo dans Pyongyang pour se rendre compte que cette époque est révolue.


Nous ne sommes plus considérés comme des bêtes curieuses ou comme une menace potentielle. Il n’est pas rare qu’au détour d’un chemin dans un des parcs de la ville, le week end, nous soyons invités à partager un verre de soul et un morceau de viande avec une famille coréenne venue profiter du beau temps.


Dans la rue, on a souvent droit à des bonjours en anglais, la plupart du temps de la part d’étudiants. Les enfants, eux, nous font de grands sourires et nous saluent. On les intrigue avec nos looks bizarres, nos cheveux et nos yeux clairs. Nous sommes cependant aussi curieux d’eux qu’ils le sont de nous.

 

Il peut sembler absurde de s’attacher à ce genre de détails, mais ici, ces petits signes d’ouverture prennent une importance significative. Après 6 mois en Corée du Nord, je suis encore surprise tous les jours par des détails aperçus dans la rue, les magasins, au bureau avec notre équipe locale. Cela représente peut être 1% de la "vraie vie" du pays, mais c’est à travers notre curiosité et notre attachement à ces moments que nous pourrons continuer à faire notre travail de la meilleure façon possible, comme dans n’importe quel autre pays du monde.


 
  

Depuis janvier 2007, Triangle GH conduit avec le soutien de l’Union européenne (EuropeAid) et de l'Agence suédoise pour le développement et la coopération (SIDA), un programme de réhabilitation de polder* dans la province du sud Pyongan. Le but de ce projet est d’augmenter la surface des terres cultivables, permettant ainsi un accroissement de la production agricole, et par voie de conséquence le renforcement de la sécurité alimentaire, notamment des fermes avoisinant le polder.

 

A ce jour, la phase de travaux (réhabilitation de la digue extérieure, construction des digues intérieures) est achevée. Triangle GH travaille maintenant en étroite collaboration avec les deux fermes coopératives exploitant la zone du polder. Il s’agit de déterminer les cultures à mettre en place dès l’année prochaine, de lancer la construction d’aires d’abattage du riz et de silos de stockage, et de préparer les commandes de petits équipements à destination des fermes.


* Un polder est une étendue artificielle de terre dont le niveau est inférieur à celui de la mer. Les polders sont réalisés par drainage provoquant l'assèchement des zones littorales.

Photos : AAFC


En savoir plus sur l'action de Triangle Génération Humanitaire en Corée 



Note de l'AAFC


Selon les dernières estimations disponibles du Programme alimentaire mondial (PAM), la récolte de céréales se serait élevée en 2008 à 4,21 millions de tonnes, soit une nette amélioration par rapport à 2007, malgré de vives inquiétudes à l'été 2008 après de nouvelles pluies diluviennes. Compte tenu des besoins alimentaires (estimés à au moins 5,5 millions de tonnes par an), et des importations de céréales par la Corée du Nord (500.000 tonnes), le déficit alimentaire s'élève à encore 800.000 tonnes, alors que la Corée du Sud  a suspendu son aide bilatérale après l'arrivée au pouvoir du président Lee Myung-bak, et n'avait pas donné de réponse favorable à la demande d'aide alimentaire formulée par la PAM, au moment où nous publions ces lignes.

L'AAFC appelle ainsi toutes et tous à poursuivre l'effort de solidarité avec les populations coréennes. Les dons par chèque à l'ordre du Secours populaire français peuvent être adressés par courrier, à Mme Jacqueline Lucca, trésorière de l'AAFC (5 rue Frédéric Chopin - 91380 Chilly Mazarin), à l’adresse du Secours Populaire Français (BP 3303 – 75 123 Paris cedex 03, préciser "Catastrophes naturelles / Corée du Nord"), ou en ligne, par chèque ou carte bleue, sur le site
www.secourspopulaire.fr (indiquer l’affectation "Urgence et développement dans le monde", et préciser "Corée du Nord"). Les dons permettent de bénéficier d'une réduction d'impôt sur le revenu égale à 75% des dons (dans la limite de 488 euros versés), et 66% au-delà dans la limite de 20% du revenu net imposable.

Par Association d'amitié franco-coréenne
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Samedi 22 novembre 2008

Dans le cadre de son parrainage de l'école n° 1 de Moranbong, l'Association d'amitié franco-coréenne a remis 1.600 euros à la directrice de l'école, lors de son déplacement en Corée en septembre 2008. Une somme qui a permis aux collégiens et lycéens de Moranbong de s'équiper en matériel audiovisuel. L'AAFC revient sur cette coopération réussie, en remerciant toutes celles et tous ceux qui ont contribué à ce résultat.

 

Parmi les activités de coopération franco-coréenne, l'AAFC a souhaité mettre l'accent sur les échanges dans le domaine éducatif. C'est dans ce cadre qu'a été établi un parrainage de l'école n° 1 de Moranbong, à Pyongyang.

 

En vue du déplacement d'une délégation en Corée en septembre 2008, à l'occasion du soixantième anniversaire de la fondation de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), l'AAFC avait ainsi organisé différentes manifestations afin de recueillir des aides financières destinées à aider les collégiens et les lycées coréens à acquérir du matériel informatique. En particulier, un concert de musique coréenne traditionnel et un spectacle de Taekwon-Do, couplés à un pique-nique, ont eu lieu le dimanche 13 juillet 2008, au parc Montsouris, à Paris.

 

Au total, ces différentes initiatives ont permis de recueillir 1.600 euros, remis par l'AAFC à la directrice de l'école n° 1 de Moranbong lors de la visite de son établissement, en septembre 2008. La délégation franco-belge a alors pu assister à un très beau spectacle des enfants coréens (ci-dessus en costume traditionnel), ainsi qu'à un cours d'anglais. Elle a aussi eu l'agréable surprise de rencontrer une lycéenne de dernière année qui a choisi d'apprendre, seule, la langue de Molière, et qu'elle tient tout particulièrement à féliciter et à encourager.

 

L'intégralité des dons permettront l'équipement du laboratoire de langue des élèves coréens en matériel audiovisuel et informatique, selon la liste suivante remise à l'AAFC :

- 15 routeurs large bande avec 2 ports téléphoniques (redresseur inclus)

- 30 terminaux téléphonique

- 1 hub (24 ports) 10/100 Mb

- 200 m de câble informatique

- 70 fiches Internet

- 30 micro-écouteurs

- 1 écouteur pour l'enseignant

- 1 micro pour l'enseignant

- 1 équipement d'écran partagé (adaptateur entre un téléviseur écran large et un ordinateur, redresseur inclus)

- 1 téléviseur à écran large et haute définition

- 1 ordinateur Pentium 4

- 20 prises de courant

- 60 écouteurs à oreillettes

- 1 régulateur automatique de tension

- 1 projecteur

- 1 vidéoprojecteur

- 2 microphones sans fil pour salle de musique

- système d'éclairage pour salle de musique

 

 

L'AAFC remercie à nouveau toutes celles et tous ceux qui ont contribué à ce résultat à la hauteur des attentes des élèves coréens, en les appelant à poursuivre les actions de solidarité.

Par Association d'amitié franco-coréenne
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Lundi 4 août 2008

Un an après avoir été confrontée aux plus graves inondations depuis quarante ans, la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) subira une nouvelle très grave pénurie alimentaire en 2008-2009, en raison notamment des pluies exceptionnelles de ces derniers jours. Le pays est aujourd'hui menacé par les pires risques de famine de son histoire, dont les proportions peuvent désormais dépasser celles des années 1990.

Jusqu'alors, les experts étrangers présents en Corée du Nord pouvaient garder l'espoir d'un redressement de la situation alimentaire : après que le pays eut été confronté, durant l'été 2007, aux pires inondations de son histoire depuis quarante ans, un retour à des situations climatiques normales laissait envisager que les populations coréennes, affaiblies, puissent connaître une amélioration en 2008-2009. L'appel du Programme alimentaire mondial (logo ci-contre, sigle anglais : FAO, Food Agricultural Organization) lancé récemment pouvait permettre de pallier une situation provisoire de crise.

Mais l'insécurité alimentaire menace de devenir chronique : si la Corée du Nord avait estimé pouvoir faire face seule aux inondations de l'été 2006, la répétition des catastrophes climatiques en 2007 avait conduit le gouvernement de la République populaire démocratique de Corée à aussitôt solliciter l'aide internationale, dans un appel relayé par l'AAFC en coordination étroite avec le Secours populaire français.

Les dernières données climatiques sont catastrophiques : selon l'agence officielle nord-coréenne KCNA, dans un communiqué du lundi 4 août 2008, il est tombé jusqu'à 370 mm de pluie (dans la province de Kangwon) entre le vendredi 1er et le dimanche 3 août. Une semaine plus tôt, de très fortes pluies avaient déjà affecté les récoltes qui devaient permettre de passer le cap de l'hiver 2008-2009 et du printemps 2009. La situation actuelle est très grave.

Les catastrophes climatiques des années 1990 avaient causé des centaines de milliers de morts. Mais la production céréalière menace de chuter dans des proportions sans précédent historique : les récoltes de céréales, qui avaient atteint 4,5 millions de tonnes en 2005 (alors que les besoins annuels de la population sont estimés à 6 millions de tonnes) a chuté à 3 millions de tonnes en 2007. Sous réserve d'un bilan encore à établir, la récolte 2008 pourrait à nouveau être désastreuse, voire pire qu'en 2007, après les fortes pluies de ces derniers jours.  

Un avis couramment répandu est que les populations coréennes ont, contrairement aux années 1990, pris l'habitude de pallier les déficits alimentaires grâce à l'essor des marchés libres. Mais les prix des céréales sur ces marchés ont triplé en un an : la grande majorité des Coréens ne pourront alors plus compter que le système public de distribution (SPD). Si les données disponibles varient considérablement selon les sources, il est certain que les rations alimentaires distribuées en fonction du SPD ont diminué dans de très fortes proportions.

Selon le Programme alimentaire mondial, agence spécialisée des Nations-Unies, les protéines ont disparu de l'alimentation des Nord-Coréens. L'état sanitaire de la population sera gravement affecté par des carences prolongées.

Si les organisations internationales sont présentes sur place, la crise sur les produits alimentaires ne permet pas que tous les donateurs honorent dans leurs engagements. Notons le cas de la France : notre pays figure au tableau de déshonneur des Etats ayant refusé toute aide alimentaire bilatérale à la RPDC.

Par ailleurs, certains donateurs traditionnels de la RPDC ont diminué leur aide, soit pour des raisons de politique interne (comme la Corée du Sud), soit parce qu'ils sont confrontés eux-mêmes à une diminution de leur production alimentaire (comme la Chine).

Face à une situation sans précédent historique en RPDC, l'AAFC appelle à faire cesser les comportements d'ostracisme dont les populations coréennes sont les premières victimes, notamment en relayant notre appel au Président de la République M. Nicolas Sarkozy. Pour sa part, l'AAFC entend poursuivre son effort de solidarité avec les populations coréennes, aux côtés de toutes et de tous. (Sources : KCNA, AAFC).   

Par Association d'amitié franco-coréenne
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Dimanche 3 août 2008
Le révérend Franklin Graham, président de l'organisation caritative chrétienne américaine Samaritan's Purse, est arrivé le 31 juillet 2008 en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) pour une visite de quatre jours. Etroitement liée au nord de la péninsule coréenne depuis deux générations, l'influente famille Graham est aussi réputée proche du président américain George W. Bush. Cette double proximité donne donc un relief tout particulier à la visite du révérend Graham dans le contexte actuel des relations entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.


Franklin Graham est le fils du célèbre prédicateur américain Billy Graham, issu du protestantisme évangélique. Né en 1918, Billy Graham a traversé toute l'histoire des Etats-Unis après la Seconde Guerre mondiale et son influence est immense. Il a notamment été très proche de deux présidents américains : Richard Nixon et George W. Bush. Son fils, Franklin, fut même désigné par le président Bush nouvellement élu pour dire la prière publique lors de la cérémonie d’investiture du 20 janvier 2001 et recueillir sa prestation de serment sur La Bible. D'après l'institut de sondage Gallup, Billy Graham, est une des dix personnalités les plus admirées aux Etats-Unis et ce depuis plus de 50 ans, un record.


En 1979, le révérend Franklin Graham est devenu président de l'organisation caritative Samaritan's Purse (littéralement, "la bourse du samaritain"). Samaritan's Purse travaille en RPDC depuis les années 1990, principalement dans le domaine médical, et Franklin Graham s'est déjà rendu dans le pays en 2000.


D'après le site internet de Samaritan's Purse, au cours de la visite de quatre jours en RPDC qu'il a entamée le 31 juillet 2008, Franklin Graham a prévu de visiter des établissements de santé où intervient Samaritan's Purse et de rencontrer des responsables religieux nord-coréens. Il aura aussi l'occasion de prêcher dans l'église de Bongsu, la plus grande église protestante de Pyongyang.


Comme pour dissiper tout malentendu sur le sens de sa visite, en raison de la proximité des familles Graham et Bush et dans un contexte marqué par d'intenses négociations entre la RPDC et les Etats-Unis sur le programme nucléaire nord-coréen, le révérend Graham a tenu à préciser dès son arrivée à Pyongyang : "Je ne viens pas à vous aujourd'hui en tant que politicien ou diplomate. Je viens plutôt à vous comme un ministre de l'Evangile."


Mais Franklin Graham a néanmoins affirmé qu'il s'agit d'une époque historique pour les relations entre la RPDC et les Etats-Unis, à mesure que les discussions avancent pour mettre officiellement fin à la Guerre de Corée (1950-1953). "La paix est importante pour Dieu", a-t-il déclaré.


Les médias officiels nord-coréens appellent régulièrement à la signature d'un traité de paix avec les Etats-Unis. En l'absence d'un tel traité, il n'y a qu'un accord d'armistice et les pays restent "techniquement" en guerre.


Comme le rapporte le site de Samaritan's Purse, le révérend Graham a expliqué à ses hôtes coréens lors du dîner offert en son honneur qu'il était possible que les gens trouvent la paix avec Dieu, la paix dans leurs coeurs et la paix avec autrui.


En arrivant en Corée, Franklin Graham a aussi rappelé la longue histoire qui unit sa famille à ce pays. Dans les années 1930, sa mère, Ruth Bell Graham (décédée en 2007), dont les parents étaient missionnaires en Chine, suivaient les cours dispensés par une mission presbytérienne à Pyongyang. Son père, Billy Graham, a effectué deux visites en Corée du Nord, en 1992 et en 1994, à l'occasion desquelles il a rencontré le président Kim Il-sung. Et Franklin Graham a lui-même déjà visité la Corée du Nord en 2000.


Rencontre entre Billy Graham et le président Kim Il-sung en janvier 1994

(photo : Russ Busby/Association évangélique Billy Graham)


"Par bien des aspects, c'est comme si je revenais chez moi", a dit Franklin Graham. "La Corée du Nord était chère au coeur de ma mère, et elle nous parlait souvent de sa jeunesse passée à Pyongyang."


Franklin Graham a évoqué le souvenir qu'a son père de sa première visite en RPDC en avril 1992 : "Le président Kim a désigné l'extérieur et a dit qu'à la manière du long hiver coréen sur le point de laisser la place à la chaleur du printemps, il espérait que les relations entre nos deux pays passeraient bientôt du froid hivernal à la chaleur printanière."


"Dans les années qui ont suivi ces paroles prononcées devant mon père par le défunt président Kim, de nombreuses personnes dans mon pays ont douté que cela puisse arriver. Mais suite aux événements récents on peut vraiment dire que les relations entre mon pays et la République populaire démocratique de Corée connaissent un nouveau printemps", a affirmé Franklin Graham.


Après les pluies torrentielles et les inondations catastrophiques du mois d'août 2007, à l'origine des pénuries alimentaires actuelles, Samaritan's Puse a affrété un Boeing 747 pour livrer en Corée du Nord 75 tonnes de produits médicaux et de matériel d'urgence d'une valeur totale de 8,3 millions de dollars. Parti de Charlotte, en Caroline du Nord, le 30 août 2007, c'était le premier vol privé reliant directement les Etats-Unis et la Corée du Nord depuis la fin de la Guerre de Corée.


Samaritan's Purse est une des cinq organisations non gouvernementales (ONG) choisies par l'Agence des Etats-Unis pour le développement international pour distribuer de la nourriture en Corée du Nord.  Les quatre autres ONG sont Mercy Corps, World Vision, Global Resource Service et Christian Friends of Korea. Une première livraison de 37.000 tonnes de blé (sur 500.000 tonnes de nourritures promises par les Etats-Unis) est arrivée en Corée du Nord à la fin du mois de juin.


"Je prie pour un renforcement de cette relation, et je promets de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que cela arrive", a encore déclaré Franklin Graham cité par Samaritan's Purse.


Reportage sur la visite du révérend Franklin Graham en RPD de Corée
(source :
Association évangélique Billy Graham)

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Jeudi 31 juillet 2008

 

Selon les conclusions d’une nouvelle évaluation de l’ONU en République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), des millions de personnes en RPDC souffrent de la faim, et ce, à un niveau jamais vu depuis presque une décennie.

"Des millions de Nord-Coréens vulnérables risquent d’atteindre des niveaux de sous-alimentation très précaires," a déclaré Jean-Pierre de Margerie, le directeur du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations-Unies en RPDC, lors d’une conférence de presse tenue le 30 juillet 2008 à Pékin. "La faim n’avait pas atteint des niveaux aussi graves et étendus depuis la fin des années 1990."


Les inondations en août 2007 et les mauvaises récoltes successives, aggravées par la flambée des prix des denrées de base, ont provoqué le plus grand déficit alimentaire depuis 2001 pour les 23 millions d’habitants du pays. La détérioration de la sécurité alimentaire a conduit le PAM à augmenter d’urgence ses distributions de vivres pour atteindre 6,4 millions de personnes, contre 1,2 million de personnes actuellement.


Selon une Évaluation Rapide de la Sécurité Alimentaire (ERSA) d’une durée de trois semaines et menée conjointement par le PAM et l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au mois de juin, la production alimentaire en RPDC et les importations de denrées ont fortement chuté.

L’ERSA a couvert 53 comtés dans huit provinces (Ryanggang, Hamgyong Nord, Hamgyong Sud, Kangwon, Hwanghae Nord, Hwanghae Sud, Phyongan Sud, Pyongyang). Des experts se sont rendus auprès de centaines de ménages, d’institutions pour l’enfance et d’hôpitaux à travers le pays pour l’évaluation la plus complète sur l’alimentation et la nutrition qui ait été menée en RPDC depuis 2004.


Les conclusions principales indiquent que:


  • La disponibilité, l’accessibilité et l’utilisation de la nourriture se sont gravement détériorées depuis 2007.
  • Près de trois-quarts des ménages ont réduit leur consommation de nourriture.
  • Davantage d’enfants malnutris et malades sont admis dans les hôpitaux et les institutions.
  • La diarrhée, provoquée par la hausse de la consommation de plantes sauvages, est l’une des causes principales de malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans.

Les experts ont constaté que la majorité des familles interrogées avaient entièrement éliminé les protéines de leur régime alimentaire, et se nourrissaient uniquement de céréales et de légumes. Les prix alimentaires ont grimpé en flèche – le riz coûte maintenant presque trois fois plus cher que l’année dernière, et le prix du maïs a quadruplé. Les habitants de certaines régions comme la province du Nord Hamgyong, l’une des plus gravement touchées, doivent souvent avoir recours au soutien familial pour faire face aux pénuries alimentaires.

"Nous avons constaté que maintenant, beaucoup plus de personnes récupéraient des aliments sauvages, qui sont peu nutritifs et difficiles à digérer. Nous avons besoin de secours alimentaires pour atteindre ceux qui ont faim de toute urgence," a déclaré Jean-Pierre de Margerie.


Pour répondre aux besoins croissants, le PAM prévoit une nouvelle opération, estimée à environ 500 millions de dollars, ciblant les femmes, les enfants et les personnes âgées les plus vulnérables dans huit des dix provinces du pays. Les deux autres provinces, Chagang et Phyongan Nord, seront couvertes par une opération d’aide alimentaire parallèle menée par des ONG américaines.


L’assistance du PAM est déjà en route grâce aux récentes promesses d’aides alimentaires, y compris jusqu’à 400 000 tonnes de vivres de la part des Etats-Unis, qui ont commencé à arriver dans le pays en juin. Mais le PAM avertit que davantage de dons seront nécessaires rapidement.


"Nous exhortons les donateurs à intervenir maintenant pour garantir que nous ayons assez de nourriture disponible pour les mois critiques à venir," a déclaré Tony Banbury, le directeur du PAM pour l’Asie, en ajoutant que 20 millions de dollars supplémentaires étaient nécessaires d’urgence pour survivre à la prochaine récolte d’automne. "Nous avons devant nous une tâche considérable et nous avons besoin que la communauté internationale nous aide à relever ces défis."


Grâce à des conditions d’interventions récemment améliorées et négociées avec le gouvernement de la RPDC en juin, plus de 50 travailleurs humanitaires internationaux du PAM superviseront et feront le suivi de la livraison de l’aide alimentaire dans 131 comtés (contre les 50 actuels), y compris le Nord-Est, une région isolée et traditionnellement vulnérable à l’insécurité alimentaire.


Parmi les donateurs pour le programme actuel du PAM en RPDC, on compte


  • les États-Unis (60 millions de dollars)
  • la République de Corée (20 millions de dollars)
  • la Fédération Russe (8 millions de dollars)
  • la Suisse (6,6 millions de dollars)
  • l’Allemagne (3,4 millions de dollars)
  • l’Australie (4,2 millions de dollars)
  • le Fonds central d'intervention d'urgence des Nations Unies (2,3 millions de dollars)
  • les fonds multilatéraux (1,9 millions de dollars)
  • Cuba et l’Italie (1,5 millions de dollars chacun)
  • le Canada, le Danemark, l’Irlande, le Luxembourg et la Norvège (1 million de dollars chacun)
  • la Finlande (737 000 dollars)
  • la Turquie (150 000 dollars)
  • la Grèce (45 000 dollars)
  • les donateurs privés (17 000 dollars).

(source : Programme alimentaire mondial des Nations Unies, photo : KCNA)



Une fois de plus, l'Association d'amitié franco-coréenne ne peut que déplorer la dramatique absence de la France. L'AAFC avait interpelé le Président de la République à ce sujet en avril 2008. La réponse du ministère des Affaires étrangères fut très décevante et  pas du tout à la hauteur des enjeux humanitaires en Corée.

Rappelons que, immédiatement après les dramatiques inondations de l'été 2007 en Corée, l'AAFC s'est mobilisée, en partenariat avec le Secours populaire français (SPF). Le point d'orgue de cette mobilisation fut l'organisation de la soirée de solidarité du 1er décembre 2007. Les fonds recueillis à cette occasion ont permis au SPF de faire partir, le 25 juin 2008,  un container chargé de produits alimentaires et de matériel médical qui arrivera fin août en Corée.

En plus de cette action d'urgence, l'AAFC poursuit sa coopération dans le domaine éducatif avec l'Ecole secondaire n°1 de Moranbong, à Pyongyang.

 

Par Association d'amitié franco-coréenne
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Dimanche 13 juillet 2008

Le dimanche 13 juillet 2008, la manifestation organisée par l'AAFC pour l'école n° 1 de Moranbong a réuni un public nombreux au parc Montsouris, sans être gâchée par les aléas météorologiques... Un succès qui permettra à l'AAFC d'aider les collégiens et lycéens de cette école, à Pyongyang, à se doter de matériel informatique.

Dans le cadre de son parrainage de l'école n° 1 de Moranbong, à Pyongyang, qui accueille des élèves âgés de 11 à 17 ans, l'Association d'amitié franco-coréenne a réuni 50 participants le dimanche 13 juillet 2008, au parc Montsouris, tandis qu'un public aussi nombreux de promeneurs a pu découvrir la culture coréenne. Cette manifestation champêtre était destinée à recueillir des dons pour l'acquisition de matériel informatique aux collégiens et lycéens coréens, qui seront remis à la direction de l'école par la délégation de l'AAFC qui se rendra en Corée en septembre 2008, à l'occasion du soixantième anniversaire de la fondation de la République populaire démocratique de Corée, le 9 septembre 1948

Les festivités ont été ouvertes par un concert de percussions donné par l'ensemble Olsou, que l'AAFC avait déjà invité à découvrir lors de la
fête de la musique, le 21 juin 2008.

Si la musique traditionnelle coréenne s'est développée à partir du VIIème siècle, avec l'avènement de la dynastie Silla, l'instrument à percussions coréen le plus connu, le changgo - tambour ayant la forme d'un sablier - a fait son apparition à la cour des souverains de l'ère Koryo (918-1392). La musique coréenne s'est ensuite enracinée dans la tradition populaire et paysanne de la dynastie Choseon (1392-1910). 


Un deuxième moment particulièrement apprécié a ensuite été les démonstrations de Taekwon-Do (ITF) données par
Pierre Sabbah, ceinture noire 5ème degré, ayant participé à la délégation française aux Jeux internationaux d'arts martiaux qui se sont déroulés à Pyongyang en 2004 et 2006, Andrew Edmonson (2ème degré) et Denis Hutt (1er degré).

Le programme de la première partie a montré la forme Chon-ji, qui signifie le ciel et la terre, et symbolise la genèse de l'univers, avant des techniques de casse, puis illustré la forme Juche (idée fondatrice de la philosophie socialiste de la RPDC développée par le
président Kim Il-sung, signifiant que l'homme est maître de son propre destin) et s'est terminée par des exercices de self-défense. Outre de spectaculaires exemples de casse, la seconde partie de la démonstration de Taekwon-Do a illustré les formes Dan-Gun (selon la tradition, fondateur de la Corée en 2333 avant J.-C.), Sam-Il (en coréen, le trois mars 1919, date du soulèvement d'indépendance, dont les 33 formes se réfèrent aux 33 patriotes coréens qui planifièrent ce mouvement d'émancipation du peuple coréen vis-à-vis de l'occupant japonais) et Hwa-Rang (du nom de jeunes chevaliers de la dynastie Silla, les 29 mouvements évoquant la 29ème division d'infanterie au sein de laquelle le général Choi Hong-hi, fondateur du Taekwon-Do, a développé l'art martial national coréen, au milieu des années 1950). La seconde partie a comporté également un exemple de combat, avec protection, les combattants ne devant utiliser que 50 % de leur puissance lors des assauts de Taekwon-Do, conformément à la règle du "semi-contact".

Le pique-nique français et coréen a ensuite réuni l'ensemble des participants, artistes comme sportifs, en étant relevé par les tours de prestidigitation d'Alain Mounier, spécialiste du close-up, que certains avaient déjà pu apprécier lors de la
soirée de solidarité avec les populations coréennes sinistrées, organisée par l'AAFC le 1er décembre 2007 dans les salons de Boffrand de la présidence du Sénat.

Après le succès de cette manifestation, toutes et tous sont invités à poursuivre l'effort de solidarité en adressant leurs dons à l'ordre de l'AAFC (préciser au dos du chèque l'affectation : Moranbong) au siège de l'AAFC :

AAFC - C/O CILRECO
119, rue Jean Jaurès
92320 Chatillon

ou à la trésorière de l'AAFC,
Mme Jacqueline Lucca : 5, rue Frédéric Chopin, 91380 Chilly-Mazarin,

afin de concrétiser concrètement le parrainage par l'AAFC de l'école n° 1 de Moranbong, et conforter le système éducatif de la RPDC qui a permis à des générations d'enfants et petits-enfants d'ouvriers, mineurs et paysans à accéder aux plus hautes fonctions sociales. (photos Rémi Mollet / AAFC)

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Samedi 12 juillet 2008

L'association d'amitié franco-coréenne (AAFC) organise ce dimanche 13 juillet, au parc Montsouris, une manifestation de solidarité avec l'école secondaire n° 1 de Moranbong, à Pyongyang, jumelée par l'AAFC. Venez nombreux !

Dans le cadre de ses actions de coopération, l'AAFC a offert, en 2005 et 2006, du matériel informatique et de photographie à l'école secondaire n° 1 de Moranbong (photo Alain Noguès), à Pyongyang, avec laquelle l'AAFC est jumelée. La délégation de l'AAFC qui se rendra en Corée en septembre 2008, dans le cadre des manifestations marquant le soixantième anniversaire de la fondation de la République populaire démocratique de Corée, aidera à nouveau les collégiens et les lycéens de l'école n° 1 de Moranbong à acquérir du matériel informatique.

 

Afin de recueillir des dons financiers, l'AAFC organise une manifestation de solidarité avec l'école n° 1 de Moranbong, le dimanche 13 juillet 2008, à partir de 12 h au parc Montsouris. Le rendez-vous à 12 h s'effectuera à la sortie du RER B "Cité universitaire".

Au programme :


  • pique-nique, sur le modèle "auberge espagnole" (chacun apporte ce qu'il veut) ;
  • tours de prestidigitation, par Alain Mounier, magicien professionnel ;
  • démonstrations de Taekwon-Do (ITF), notamment par Pierre Sabbah (ceinture noire, 5ème grade)  ;
  • musique traditionnelle coréenne (percussions) par l'ensemble Olsou ;
  • informations et échanges sur l'éducation en République populaire démocratique de Corée.


Ceux qui ne pourront pas venir le 13 juillet sont d'invités à adresser d'ores et déjà leurs dons à l'ordre de l'AAFC (préciser au dos du chèque l'affectation : Moranbong) au siège de l'AAFC :

AAFC - C/O CILRECO
119, rue Jean Jaurès
92320 Chatillon

ou à la trésorière de l'AAFC,
Mme Jacqueline Lucca : 5, rue Frédéric Chopin, 91380 Chilly-Mazarin.

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Lundi 30 juin 2008

La presse régionale a rendu largement compte du départ de Lille, le 25 juin 2008, d'un container du Secours populaire français pour la Corée du Nord, en partenariat avec l'Association d'amitié franco-coréenne. Après l'article de La Voix du Nord, voici celui paru dans Nord-Eclair le 26 juin dernier.


[L'été dernier], la Corée du Nord subissait d'importantes inondations. Le Secours populaire français et l'Association d'amitié franco-coréenne avaient déjà uni leurs efforts pour envoyer un container. Le suivant vient de partir.

Rien n'arrête le Secours populaire français. L'Irak, la Palestine ou des pays aussi fermés que la Birmanie ou la Corée du Nord... S'il s'y passe une catastrophe, à en croire Ismaël Hassouneh, responsable national de l'association humanitaire, les bénévoles du Secours populaire français y seront en premier :
"Pendant que les autres étaient en train de réfléchir à comment faire pour aller en Birmanie, le Secours populaire était déjà sur place."

Ca ne veut pas  dire que le SPF se contente d'agir dans l'urgence. La Corée du Nord a subi de très graves inondations en juillet-août 2007. En septembre, le Secours populaire lançait un appel à la solidarité. En décembre, un premier container de 25 tonnes partait de Lille [...] Hier, un 2ème était en cours de chargement.

 
L'Association d'amitié franco-coréenne est aussi dans le coup. "Nous ne sommes pas une organisation humanitaire, précise son [vice-]président, Guy Dupré. On s'occupe principalement du problème humain que représente la division des deux Corée. Mais là, on ne pouvait pas rester sans rien faire." Une
soirée caritative au Sénat avait notamment permis de récolter 10.000 €.

Dans le container parti hier en direction d'orphelinats de Pyongyang, on trouvait encore une contribution de l'association de Guy Dupré. "Globalement, ça représente 45.000 € d'aide, estime le responsable local du SPF, Jean-Louis Callens. De la nourriture pour bébé, du matériel médical. Tout ce dont ont besoin nos orphelinats." Car après les inondations, la famine menace.

Youenn Martin   

 


N'oubliez
pas que, en plus de son partenariat avec le SPF pour venir en aide aux populations coréennes sinistrées suite aux inondations, l'Association d'amitié franco-coréenne est aussi jumelée avec l'école secondaire n°1 de Moranbong, à Pyongyang. Pour savoir comment aider les lycéens coréens, cliquer ici...



Autres articles consacrés à l'AAFC dans les médias :

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Vendredi 27 juin 2008
Le 25 juin 2008, l'Association d'amitié franco-coréenne, représentée par son vice-président Guy Dupré, participait à la conférence de presse organisée à Lille par le Secours populaire français à l'occasion du départ d'un container rempli de produits alimentaires et de matériel médical vers la Corée. Dans son édition du 26 juin, le quotidien régional La Voix du Nord a rendu compte de cette nouvelle action de solidarité menée dans le cadre du partenariat noué entre l'AAFC et le SPF suite aux graves inondations survenues en Corée en août et septembre 2007.


C'était l'été dernier en Corée du Nord : des pluies diluviennes s'abattaient sur le pays. C'était hier à Fives : le Secours populaire envoyait un container de produits alimentaires et de matériel médical à destination des orphelinats de Pyongyang.


Les produits alimentaires, ainsi que le matériel médical (pour une valeur d'environ 45.000 €) ont été chargés dans un grand container.

 

Hier, il a quitté l'entrepôt fivois du Secours populaire français pour rejoindre la Corée du Nord. En décembre, toujours en partenariat avec l'Association d'amitié franco-coréenne, quelque 25 tonnes de produits avaient déjà quitté Lille. Cette fois, ce sont les orphelinats de Pyongyang qui bénéficieront de cet élan de solidarité. Le container n'arrivera pas sur place avant la fin du mois d'août.

 

L'activité estivale du Secours populaire français sera encore fortement tournée vers l'international (le SPF intervient dans 67 pays) : il y aura vendredi la présentation des jeunes qui partiront à Pékin aux JO solidaires et, le lendemain, l'arrivée au siège du SPF des enfants de Tchernobyl. Pour mener à bien toutes ces opérations, le Secours populaire français peut compter sur de nombreux partenaires : parmi eux, le Club 33, rassemblant des personnalités des mondes économique, éducatif et social.


N'oubliez pas que, en plus de son partenariat avec le SPF pour venir en aide aux populations coréennes sinistrées suite aux inondations, l'Association d'amitié franco-coréenne est aussi jumelée avec l'école secondaire n°1 de Moranbong, à Pyongyang. Pour savoir comment aider les lycéens coréens, cliquer ici...

 


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