|
|
Association d'amitié franco-coréenne |
|
Au quatrième trimestre de l'année 2008, l'économie sud-coréenne s'est contractée de 5,6 %, portant le
taux de croissance sur l'ensemble de l'année à 2,5 %. La Banque de Corée prévoit une poursuite du ralentissement économique en 2009, avec un taux de croissance qui serait limité à 2 % cette
année.
Fortement dépendante des exportations vers l'Europe, les Etats-Unis et ses voisins asiatiques - au premier rang desquels la Chine et le Japon - la Corée du Sud a enregistré un net ralentissement
de son économie en 2008 : au quatrième trimestre, le taux de croissance a été négatif de 5,6 % par rapport aux trois mois précédents, portant le taux de croissance sur l'ensemble de l'année 2008
à 2,5 % (contre 5 % en 2007). Il s'agit du plus important recul trimestriel du PIB en onze ans, après une progression de seulement 0,5 % au troisième trimestre 2008.
La Banque centrale a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour 2009 : la prévision de 2 % correspondrait à la plus faible performance économique enregistrée depuis la crise financière
de 1997-1998, qui avait alors contraint la Corée du Sud à devoir accepter le plus important programme d'aide jamais consenti à un Etat membre par le Fonds monétaire international, alors que
l'économie sud-coréenne avait enregistré, en 1998, un recul de 7,8 %.
Le modèle économique extraverti de la Corée du Sud n'est pas la seule cause du ralentissement économique : la crise économique entraîne également une baisse de la demande
intérieure, liée à une augmentation du chômage et, plus encore, du travail précaire, qui touche 7,1 millions de
salariés. Elu sur la promesse de porter le taux de croissance économique annuel à 7 % par an, le président Lee Myung-bak entend accélérer le programme de libéralisation de l'économie en
combinant des mesures de déréglementation et de baisses d'impôts, tout en ayant impulsé un plan de soutien aux institutions
financières. (Sources : AFP, Romandie News)