Mercredi 5 mars 2008
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Les archives cinématographiques de Corée ont projeté une copie de Carrefour de la jeunesse (Crossroads of
Youth), film muet de 1934 de An Jong-hwa. Récemment retrouvé, il s'agit du plus ancien document cinématographique coréen retrouvé à ce jour.
Le mardi 4 mars 2008, les archives cinématographiques de Corée (plus connues sous leur acronyme anglais, KOFA), basées à
Séoul, ont présenté pour la première fois au public Carrefour de la jeunesse (Crossroads of Youth), film muet de 1934 réalisé par le Coréen An Jong-hwa.
D'une durée de 73 minutes, ce récit d'un frère et d'une soeur qui quittent leur petite ville natale pour rejoindre un grand centre urbain est
le plus ancien document cinématographique du cinéma coréen retrouvé à ce jour.
La copie originale du film, restaurée au Japon, avait été découverte par le fils du propriétaire d'un ancien théâtre, qui l'avait apporté
à la KOFA.
Il s'agit du seul film muet coréen qui nous soit parvenu jusqu'à aujourd'hui. La plus ancienne copie d'un film parlant est Sweet
Dream, réalisé en 1936, retrouvé dans les archives chinoises il y a deux ans.
La découverte de Carrefour de la jeunesse rappelle que le cinéma coréen est l'un des plus anciens au monde. Un cinéma
de résistance à l'occupation japonaise de la Corée (1910-1945) s'est opposé très tôt au cinéma de propagande produit en Corée sur commande du Japon impérial. D'inspiration
nationale puis communiste, l’Association des écrivains et artistes prolétariens est fondée en 1925 : un de ses auteurs les plus célèbres, le cinéaste Na Un-gyu, a produit en 1926 le
premier film que l'on peut qualifier de coréen, Arirang, titre d'une chanson populaire coréenne interdite par l'occupant japonais.
Na Un-gyu (à gauche), dans le film Imjaeobtneun naleutbae
Par Association d'amitié franco-coréenne
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Publié dans : Culture
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