Vendredi 28 mars 2008

Le vendredi 28 mars 2008, la Corée du Nord a procédé à des tirs de missile de courte portée en Mer Jaune (ouest de la Corée). Ces exercices interviennent alors que Pyongyang a mis en garde Washington contre les conséquences que pourraient avoir, pour la mise en oeuvre de l'accord de Pékin du 13 février 2007, les allégations américaines sur un programme nucléaire nord-coréen d'enrichissement de l'uranium.

Le 13 février 2007, un accord était signé à Pékin entre six pays (la Corée du Nord, la Corée du Sud, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et le Japon) en vue de la dénucléarisation de la péninsule coréenne. Plus d'un an plus tard, la mise en oeuvre de cet accord reste incertaine. Si la Corée du Nord a procédé à la désactivation de la centrale nucléaire de Yongbyon, les Etats-Unis n'ont pas procédé à l'ensemble des livraisons d'énergie prévues par l'accord de Pékin. Par ailleurs, la liste de l'ensemble de ses activités nucléaires, que Pyongyang déclare avoir remise en novembre 2007, est jugée incomplète par Washington.

Le 28 mars 2008, la Corée du Nord a accusé les Etats-Unis d'empêcher à présent la mise en oeuvre de l'accord de Pékin en continuant d'alléguer, d'une part, que la Corée du Nord poursuivrait un programme clandestin d'enrichissement de l'uranium et, d'autre part, qu'elle aiderait la Syrie à se doter de l'arme nucléaire. Dans une déclaration à l'agence officielle nord-coréenne KCNA, un responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a fait savoir que "si les Etats-Unis continuent de retarder la résolution du problème nucléaire en exigeant ce qui n'existe pas, cela aura des conséquences sérieuses sur la désactivation souhaitée des installations nucléaires."

L'audition par le Congrès américain du responsable des renseignements américains pour la Corée du Nord, M. Joseph deTrani, en février 2007, avait déjà sérieusement remis en question l'existence d'un programme clandestin nord-coréen d'enrichissement de l'uranium. David Albright, président de l'Institut pour la science et la sécurité internationale (ISSI) et ancien inspecteur de l'ONU, avait fait la comparaison avec la prétendue détention par les Irakiens d'armes de destruction massive pour justifier le déclenchement de la guerre par les Américains.


Dans ce contexte tendu, la Corée du Sud et les Etats-Unis ont procédé début mars à des exercices militaires conjoints vivement dénoncés par Pyongyang, mais considérés par Séoul et Washington comme des exercices habituels entre ces deux alliés. Le vendredi 28 mars, la Corée du Nord a annoncé avoir procédé  en Mer Jaune à sept tirs de missile mer-mer Styx de courte portée, des tirs "de routine". Si la présidence sud-coréenne a déclaré qu'il s'agissait "simplement d'une partie de l'entraînement militaire habituel" de la Corée du Nord, les Etats-Unis ont dénoncé une attitude "non constructive".


La question nucléaire a également des conséquences sur les relations intercoréennes dont l'évolution a été rendue incertaine par l'élection en Corée du Sud, le 19 décembre 2007, du président Lee Myung-bak. Ce dernier a fait campagne en dénonçant la politique nord-coréenne de son prédécesseur, selon lui trop conciliante. Le jeudi 27 mars, onze Sud-Coréens ont été expulsés de la zone industrielle de Kaesong, en Corée du Nord, où sont installées des entreprises sud-coréennes, après que le président sud-coréen ait réaffirmé sa volonté de conditionner la poursuite de la politique d'ouverture économique aux progrès sur le dossier nucléaire nord-coréen.


L'AAFC déplore vivement que la coopération économique intercoréenne soit ainsi instrumentalisée à des fins politiques et subordonnée à la tactique des stratèges néoconservateurs de la Maison-Blanche. D'autant plus que les procédés utilisés rappellent le triste précédent de l'Irak. (sources : Ria Novosti, Le Monde).

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Mercredi 26 mars 2008

Emotion en Italie : la mozzarella au lait de bufflonne, une des spécialités et des fiertés de la région de Naples, vient d'être interdite d'importation par la Corée du Sud, suite à la mise sous séquestre d'élevages après la découverte d'un taux élevé de dioxine dans leur lait.

La mozarrella au lait de bufflonne est l'une des spécialités agricoles de la région de Naples. Or la semaine dernière le gouvernement italien a annoncé la mise sous séquestre de 66 élevages de bufflonnes, après la découverte de dioxine dans leur lait.

Les décisions aussitôt prises par la Corée du Sud et le Japon d'interdire les importations de mozzarella italienne, dans l'attente d'expertises complémentaires, ont soulevé une vive émotion dans la péninsule italienne. Pour sa part, l'Union européenne a demandé des garanties de sécurité. L'enjeu de santé, mais également économique, n'est pas mince : à elle seule, la Corée du Sud importe chaque année 10 tonnes de mozzarella de lait de bufflonne.

Le gouvernement italien a déploré des mesures qu'il juge "excessives", en précisant que des traces de dioxine n'avaient été trouvées que dans 9 cas parmi un échantillon de 132 producteurs.

La Corée du Sud entend conduire ses propres analyses. La mesure de précaution du gouvernement sud-coréen rappelle qu'en Corée, depuis les années 1980, la défense de l'environnement a été liée au combat pour la démocratie, puis à la défense des consommateurs face aux puissants lobbies industriels.

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Mardi 25 mars 2008

La première rencontre entre la Corée du Nord et la Corée du Sud pour un match de qualification de la Coupe du monde de football a lieu le 26 mars 2008 à Shanghai. Une rencontre au sommet entre l'équipe sud-coréenne, une des meilleures d'Asie, demi-finaliste en 2002, et l'équipe nord-coréenne, à son plus haut niveau depuis 1966, lorsqu'elle avait atteint les quarts de finale de la Coupe du monde en battant l'Italie.

Les équipes de football des deux Corée s'apprêtent à livrer un match comptant pour la deuxième phase des éliminatoires de la zone Asie (gérés par l'Asian Football Confederation, AFC) en vue de la Coupe du monde 2010 de la FIFA en Afrique du Sud.

 

Coree-du-Sud.jpg Il s'agira du treizième engagement entre les deux Corée qui se sont déjà retrouvées cette année en février à l'occasion des championnats d'Asie de l'est remportés par la Corée du Sud à Chongqing, en Chine. Le Chollima ("le cheval de mille li") et les guerriers Taeguk s'étaient alors quittés sur un match nul haut en couleurs.


C'est la première fois cependant que les deux Corée seront amenées à se faire face dans le cadre des qualifications pour l'épreuve reine en Afrique du Sud.


A l'origine, il était prévu que la rencontre se déroule à Pyongyang, dans l'enceinte du Stade Kim Il Sung. Toutefois, les autorités nord-coréennes et sud-coréennes avaient souligné les nombreuses difficultés qui pourraient surgir à l'occasion de l'organisation du match.


Le Nord s'opposait en effet à ce que l'hymne sud-coréen soit joué et le Taegukki (le drapeau de la République de Corée) levé avant la rencontre. La Corée du Nord avait alors fait une contre-proposition afin que soit chanté l'hymne traditionnel coréen Arirang et que soit utilisé le drapeau de la Corée unifiée, drapeau qui avait déjà été utilisé aux Jeux Olympiques d'hiver de Turin en 2006.

En désaccord avec les propositions de Pyongyang, la KFA, organe dirigeant du football sud-coréen, a alors porté un recours devant l'AFC afin que soit choisi un stade en terrain neutre.


L'AFC a ainsi tranché en faveur du stade Hongkou de Shanghai qui avait déjà abrité la Coupe du monde de football féminin l'année dernière, qui avait vu la défaite en finale des sportives nord-coréennes face à l'Allemagne. Le match se déroulera à 19 heures, heure de Pékin.


La Corée du Nord et la Corée du Sud ont été toutes les deux victorieuses pour le premier match des éliminatoires en février dernier. La Corée du Sud s'est imposée facilement à domicile sur le score fleuve de 4 à 0 contre le modeste Turkménistan, alors que la Corée du Nord avait réussi à remporter un duel périlleux à Amman face à la Jordanie (1-0).


C'est donc en position de co-leader que les deux formations se feront face, en sachant que les deux premiers du groupe de quatre auront le droit d'accéder au dernier tour qualificatif pour la Coupe du monde.


D'un point de vue strictement sportif, force est de constater la grande attente des médias est-asiatiques en ce qui concerne le duel clé que devrait constituer cette rencontre. Le match du 26 mars verra en effet s'opposer la vedette sud-coréenne Park Ji-sung au jeune prodige nord-coréen Jong Tae-se.


Park (27 ans), qui évolue depuis septembre 2005 au sein du géant de la Premier League anglaise Manchester United, incarne en effet la technicité et la dynamique de l'équipe nationale sud-coréenne. Buteur en demi-finale de la Champions League contre le Milan AC avec le PSV Eindhoven au printemps 2005, le talent de l'ailier sud-coréen n'est plus à démontrer. Epaulé par ses compatriotes, également expatriés en Angleterre, Lee Young-pyo (30 ans, Tottenham), Seol Ki-hyeon (29 ans, Fulham FC) et Kim Do-heon (25 ans, West Bromwich Albion), le meneur des guerriers Taeguk donnera fort à faire à ses adversaires.


Jong Tae-se (24 ans), lui, se veut le porte drapeau de la jeune et ambitieuse génération de footballeurs nord-coréens qui cherche à redonner au Chollima sa splendeur passée, celle de l'épopée de 1966 qui avait vu la Corée du Nord atteindre les quart de finales du Mondial en Grande-Bretagne.


Attaquant irrésistible avec Kawasaki Frontale, club de l'élite nippone, Jong l'est tout autant avec la sélection nord-coréenne pour qui il a transformé dix réalisations en seulement six rencontres disputées.


A l'instar de Jong Tae-se, de nombreux espoirs ravivent le flambeau du football nord-coréen. Un nombre croissant de joueurs séduit en effet les clubs étrangers, en Russie, en Corée du Sud ou même au Japon.


Cinq joueurs nord-coréens portent ainsi le maillot de clubs étrangers. Toutefois, seul l'attaquant Hong Yong-jo (25 ans) évolue en Europe dans les rangs du club serbe du FK Bezanija. Au Japon, en plus de Jong Tae-se, le milieu de terrain Ryang Yong-gi (26 ans), né à Osaka, s'est imposé comme l'un des cadres du Vegalta Sendai (un club de la seconde division du championnat japonais) avec qui il a inscrit vingt buts depuis ses débuts en 2004. Le meneur de jeu Ahn Young-hak (29 ans) a quant à lui rejoint cet hiver les Suwon Samsung Bluewings, trois fois champions de Corée du Sud. De plus, le jeune mileu de terrain Choe Myong-ho (19 ans) porte les couleurs du FK Krylia Sovetov Samara en Russie, rejoint depuis peu par un autre espoir coréen, mais du Sud cette fois, Oh Beom-seok (25 ans).


L'arène du stade Hongkou de Shanghai, qui peut accueillir 35 000 spectateurs favorisera vraisemblablement les guerriers Taeguk qui, par ailleurs, n'ont jamais été vaincus sur le sol chinois.


Mais force est de constater que les cadres de la sélection sud-coréenne sont cette fois-ci en proie au doute. Fortement malmenés par une équipe nord-coréenne audacieuse et opportuniste en février dernier, les guerriers Taeguk essaieront de redoubler de prudence et garderont un oeil crispé sur Jong Tae-se, auteur d'un exploit individuel à Chongqing.


"Nous avons vu de quoi il était capable lors des championnats d'Asie de l'Est, et nous devrons le surveiller jusqu'au coup de sifflet final," a en effet déclaré le capitaine sud-coréen Kim Nam-il (Vissel Kobe, Japon) au centre national de Paju, avant que son coéquipier le défenseur Kwak Tae-hwi (Chunnam Dragons), malheureuse victime de Jong il y a six semaines, n'ajoute : "Cette fois, je ne le laisserai pas passer. Quand vous faites face à des attaquants puissants et rapides, il vous faut prendre des décisions instantanément."


La partie s'annonce donc des plus serrées. Les deux Corée sont réputées ne pas concéder de nombreuses occasions de buts à leurs adversaires. Les deux formations auront donc besoin de la fraîcheur et de l'envie des meilleurs espoirs nationaux. Les jeunes attaquants Park Chu-young (22 ans, FC Séoul) et Yeom Ki-hun (24 ans, Ulsan Hyundai) constitueront les ressources vives de la Corée du Sud. Le Chollima pourra compter sur son groupe soudé, mis en relief par de jeunes individualités prometteuses, à l'instar de l'attaquant Kim Kum-il (20 ans) et de Pak Nam-chol (22 ans), évoluant tous les deux joueurs dans le club nord-coréen du 25 avril FC.




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Samedi 22 mars 2008
La première astronaute sud-coréenne, qui doit s'envoler le 8 avril 2008, a dit espérer que sa mission soit un facteur de paix entre le Sud et le Nord de la Corée.

"J'essaierai de parvenir à une paix entre la Corée du Nord et la Corée du Sud", a déclaré Yi So-Yeon, étudiante en bio-ingénierie de 29 ans, lors d'une conférence de presse le mercredi 19 mars au centre d'entraînement de la Cité des Etoiles, près de Moscou.

"Si cela peut être utile, en tant que premier astronaute coréen, je tenterai d'aider concernant le problème entre la Corée du Nord et la Corée du Sud... J'espère que le peuple de Corée du Nord se réjouira lui aussi de notre vol", a-t-elle ajouté.

Yi So-Yeon devra s'envoler vers la Station spatiale internationale (ISS) le 8 avril avec les cosmonautes russes Sergueï Volkov et Oleg Kononenko à bord d'un vaisseau Soyouz lancé depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan.

Elle emportera avec elle des spécialités culinaires de son pays, notamment une version adaptée à l'espace du kimchi, plat populaire coréen.

"Je préparerai un grand dîner pour (mes collègues) étrangers. J'espère qu'ils apprécieront la nourriture", a-t-elle ajouté, précisant envisager aussi de revêtir un costume traditionnel coréen et de chanter.

"J'espère que les gars russes et américains aimeront mes chansons", a-t-elle encore dit.

Elle doit revenir sur terre le 19 avril après avoir réalisé des expériences scientifiques à bord de l'ISS.

La Corée du Sud, qui a payé 27 millions de dollars (17 millions d'euros) pour la participation de Yi So-Yeon à ce vol, sera le 36ème pays à envoyer un astronaute dans l'espace.

Le 5 septembre 2007, le gouvernement sud-coréen avait choisi un homme de 30 ans, Ko San, sur la base de tests effectués en Russie. Cependant, le 10 mars 2008, le ministère sud-coréen de l'Education, des Sciences et de la Technologie  a  annoncé que  Yi  So-yeon remplacerait Ko. Selon un responsable du ministère, ce remplacement a été demandé en février par ROSKOSMOS, l'agence spatiale fédérale russe, Ko San ayant enfreint le règlement d'un centre d'entraînement en Russie. (sources : Agence France-Presse, The Associated Press)
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Vendredi 21 mars 2008

Dans un contexte de menace de krach boursier, le président nord-coréen Kim Yong-nam, en déplacement en Namibie, a plaidé contre les effets négatifs de la globalisation pour les pays en développement, tout en rappelant par ailleurs l'ouverture de son pays à la poursuite du dialogue intercoréen.


KimYongnam.jpg

Lors de sa visite d'Etat en Namibie, Kim Yong-nam, président de l'Assemblée populaire suprême de la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord), a prononcé le 20 mars 2008 un plaidoyer pour la défense des pays en développement contre les effets négatifs de la globalisation.

M. Kim Yong-nam a déclaré que les pays africains devaient continuer d'être "vigilants contre les effets de la globalisation" : "ils doivent être capables de faire face aux grandes puissances qui se bousculent pour les ressources naturelles de l'Afrique. La globalisation étend le fossé entre les pays riches et les nations pauvres en voie de développement. Les pays riches pillent les pays pauvres de manière déguisée". 

Ces déclarations altermondialistes s'inscrivent dans la continuité des positions constantes de la RPDC contre le colonialisme et les formes nouvelles d'impérialisme. Après avoir été un des premiers pays à se libérer du joug de la colonisation, dès la fin de la Seconde guerre mondiale,
la RPDC a soutenu politiquement et militairement les mouvements de décolonisation (en particulier, le FLN algérien et la SWAPO namibienne), avant de s'affirmer comme un des chefs de file du mouvement des non-alignés. Le renforcement des liens économiques, scientifiques et techniques entre la Corée du Nord et la Namibie, à l'occasion du déplacement dans ce pays de M. Kim Yong-nam, traduit concrètement la mise en place d'accords de coopération indépendamment des grandes puissances occidentales. 

S'agissant des relations intercoréennes, M. Kim Yong-nam a déclaré que "la porte était grande ouverte pour un dialogue futur" entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, sur la base notamment de l'accord signé à Pyongyang, le 4 octobre 2007, entre le président sud-coréen Roh Moo-hyun et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il. 

Cette offre renouvelée de dialogue intervient dans un contexte d'incertitudes sur la future politique nord-coréenne du nouveau président sud-coréen Lee Myung-bak, élu le 19 décembre 2007. Le président Lee Myung-bak a refusé une propositions nord-coréenne de conduire des échanges au niveau des conseillers techniques. En outre, il remet en cause les livraisons de céréales et d'engrais de la Corée du Sud à la Corée du Nord, alors que la RPDC fait face à une situation alimentaire extrêmement tendue après les inondations d'août-septembre 2007 (les pires en RPDC depuis quarante ans) et à un hiver exceptionnellement sec. (source : Mail and Guardian online).

 

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Mardi 18 mars 2008
Diffusée à la télévision nord-coréenne, une série chinoise sur la guérilla anti-japonaise au cours de la Seconde Guerre mondiale suscite l'engouement des téléspectateurs.

Di-Hou-Wu-Gong-Dui.jpeg Produite en 2005 par la Télévision centrale chinoise (CCTV), Di Hou Wu Gong Dui (Guérilla sur les arrières de l'ennemi)  est actuellement diffusée en première partie de soirée par la Télévision centrale (KCTV) de la République populaire démocratique de Corée (RPDC).

A Pyongyang, on voit de nombreuses personnes se réunir devant les récepteurs de télévision placés dans les lieux publics, afin de ne rien rater de cette série.

KCTV diffuse souvent des séries et des films étrangers, surtout de Chine et de Russie. 

Pour commémorer le 110ème anniversaire de la naissance de l'ancien Premier ministre chinois Zhou En Lai, KCTV a ainsi diffusé à partir du 5 mars, et pendant trois jours consécutifs, des films chinois.

Les séries télévisées chinoises adaptées d'oeuvres littéraires telles que La Romance des Trois Royaumes, Les Hors-la-loi du Marais ou Le Rêve de la Chambre Rouge sont aussi très populaires en RPDC. (source : Xinhua)




Autres articles sur le cinéma et la télévision :

- Une rencontre intercoréenne dans "Night and day" de Hong Sang-soo
- Avant-première franco-coréenne à Dijon
- "Where are you going ?" dans "Positif", avant l'avant-première à Dijon
- Regard sur le cinéma nord-coréen
- Avant-première : plus de 100 spectateurs
- Un film franco-coréen à découvrir en avant-première
- Découverte du plus ancien film coréen 

 

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Mardi 18 mars 2008

Le mardi 18 mars 2008, une délégation nord-coréenne, conduite par le président Kim Yong-nam, est partie pour une visite en Namibie, en Angola et en Ouganda. Moins d'un an après le déplacement en Afrique et en Asie du numéro deux de la République populaire démocratique de Corée, cette nouvelle tournée africaine témoigne de la volonté de la RPDC d'approfondir ses liens avec les pays non-alignés, dont elle a été un des principaux soutiens dans les combats pour l'indépendance.

La République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord) resserre ses liens avec ses alliés traditionnels du Tiers-Monde : tel est le principal enseignement de la nouvelle tournée africaine de M. Kim Yong-nam, président du praesidium de l'Assemblée populaire suprême, et qui exerce à ce titre les fonctions de chef d'Etat. Généralement considéré comme le numéro deux nord-coréen, M. Kim Yong-nam a quitté la Corée, le mardi 18 mars 2008, pour la Namibie, l'Ouganda et l'Angola, à la tête d'une délégation qui comprend notamment M. Pak Ui-chum, ministre des Affaires étrangères,  M. Ri Ryong-nam, ministre du Commerce extérieur, et M. Choe Chang-sik, ministre de la Santé publique. 

Ce déplacement fait suite à une précédente tournée internationale de M. Kim Yong-nam du 20 juillet au 2 août 2007, qui l'avait alors conduit en Mongolie, en Algérie, en Egypte, en Ethiopie et à Singapour. 

Kim_Yong-nam_Hosni_Moubarak-260707.jpg M. Kim Yong-nam avec le président égyptien M. Hosni Moubarak,
au Caire le 26 juillet 2007 (source : Korea is one)

Les pays visités sont des alliés traditionnels de Pyongyang, qui les a activement soutenus dans leurs combats pour l'indépendance ou au sein du mouvement des non-alignés. La RPDC a ainsi établi des relations diplomatiques avec l'Angola et la Namibie dès leur accession à l'indépendance, respectivement en 1976 et en 1990. Par ailleurs, les liens diplomatiques ont été rétablis entre la Corée du Nord et l'Ouganda en 1972.

Cette nouvelle offensive diplomatique de Pyongyang marque sa volonté de diversifier ses échanges internationaux dans tous les domaines, politique,  économique et militaire. Après avoir établi ou renoué des liens diplomatiques avec sept Etats en 2007 (dont la République dominicaine et la Birmanie), la RPDC a désormais des relations diplomatiques complètes avec 156 pays, parmi lesquels tous les Etats membres de l'Union européenne sauf la France et l'Estonie.

New_State_House_Namibia.jpg M. Kim Yong-nam arrivera en Namibie le 20 mars 2008, pour une visite d'Etat de quatre jours, à l'occasion du dix-huitième anniversaire de la proclamation de l'indépendance. En effet, comme le souligne le site du gouvernement namibien, "la République populaire démocratique de Corée a été l'un des solides soutiens de la SWAPO pendant les combats de la libération" contre le régime d'apartheid imposé par l'occupant sud-africain. Le 21 mars, M. Kim Yong-nam assistera à l'inauguration du nouveau palais présidentiel
, essentiellement construit par les Nord-Coréens, dans la capitale namibienne Windhoek

La délégation nord-coréenne se rendra ensuite en Ouganda pour une visite de trois jours, du 27 au 29 mars. Comme l'a précisé M. Henry Okello Oryem, ministre des Affaires étrangères de l'Ouganda, dans un entretien à l'agence Reuters, des accords commerciaux et de défense doivent être signés entre l'Ouganda et la RPDC. L'Ouganda ouvrirait son marché aux produits nord-coréens, notamment les champignons et la soie. Pour sa part, la RPDC, dont un ambassadeur est en poste à Kampala, a envoyé des spécialistes pour organiser la police ferroviaire ougandaise et l'équipe de sécurité présidentielle. La Corée du Nord est aussi un des principaux fournisseurs de l'Ouganda en matériel militaire.

L'Angola, dernière étape de la tournée africaine de M. Kim Yong-nam, est un des plus anciens alliés de la RPDC sur le continent africain. La guérilla angolaise a été fortement soutenue par la Corée du Nord dans les combats pour la libération de l'occupation portugaise, et la coopération militaire s'est poursuivie après l'accession à l'indépendance en 1976. Des étudiants angolais ont été accueillis et formés en RPDC. Des travailleurs nord-coréens sont aujourd'hui présents en Angola dans le secteur de la construction.

Les accords de coopération bilatéraux que doit signer la Corée du Nord avec la Namibie, l'Ouganda et l'Angola ciblent ainsi des secteurs précis, sur le modèle des conventions déjà conclues lors de la tournée asiatique et africaine de M. Kim Yong-nam en juillet-août 2007 (par exemple, avec la Mongolie pour la production de viande et l'Ethiopie pour le développement de l'irrigation).  Ces accords "Sud-Sud", sans ingérence des pays industrialisés du Nord, représentent un mode original de coopération pour le développement du Tiers-Monde conforme aux principes d'autonomie et d'indépendance des idées du Juche.

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Dimanche 16 mars 2008
Après la reprise, en décembre 2007, du trafic ferroviaire entre la Corée du Sud et la Corée du Nord et le voyage effectué, en janvier 2008, par un train de marchandises entre Pékin et Hambourg, c'est maintenant la coopération ferroviaire entre la Russie et la Corée du Nord qui connaît une avancée majeure. Tous ces progrès contribuent à la création d'un véritable pont terrestre qui reliera bientôt, par le rail, l'Europe de l'Ouest et l'Asie du Nord-Est.


Dans son édition du 16 mars 2008, le quotidien nord-coréen Rodong Sinmum rapporte que la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et la Fédération de Russie sont parvenues à un accord sur la réhabilitation de la liaison ferroviaire entre la ville russe d'Extrême-Orient de Khasan, et le port de Rajin dans le nord de la RPDC. [1]


Une délégation de la société des Chemins de fer russes (RJD), arrivée le 11 mars en RPDC, a eu des discussions avec des responsables des ministères nord-coréens des Chemins de fer et du Commerce au sujet de la rénovation des 55 kilomètres de la ligne ferroviaire Khasan-Rajin et du port de Rajin.

 

 

Les deux parties ont convenu de commencer les travaux à une date rapprochée.

 

L'écartement des rails, différent en Russie (1520 mm) et en Corée (1435 mm), impliquera la pose de nouvelles voies, la reconstruction des tunnels et des ponts, et la mise à niveau du système de signalisation.

 

La capacité du port de Rajin, un port majeur situé au nord-est de la RPDC, sera également étendue à l'occasion de cette remise en état.

 

La Corée du Nord et la Russie discutent régulièrement de ces questions depuis 2004. Cette avancée dans les négociations ferroviaires confirme la volonté de la Russie de profiter de sa position géographique afin de promouvoir un réseau ferroviaire eurasiatique. Cette volonté a d'ailleurs été clairement exprimée au début de cette année, devant l'Association des entrepreneurs européens en Russie (Association of European businesses in the Russian Federation, AEB), par Valentin Gapanovitch, vice-président de la RJD, 3ème compagnie de chemins de fer dans le monde. [2]


TrainPekinHambourg-copie-1.jpg Au même moment, le 9 janvier 2008, un train de 49 wagons porte-conteneur partait de Pékin avant de traverser la Chine, la Mongolie, la Russie, la Biélorussie, la Pologne et l’Allemagne. Après avoir parcouru près de 10 000 km en 15 jours (5 de moins que prévu), ce train est arrivé à Hambourg, en Allemagne. Ainsi, un projet pilote de corridor pour le transport international signé en 2007 par les pays intéressés est entré dans une phase concrète. Valentin Gapanovitch a bien rappelé que, après l’unification des chemins de fer de Corée du Nord et de Corée du Sud, ce corridor serait poursuivi jusqu’à Séoul, les négociations en cours à ce sujet touchant à leur fin.

 

Dans sa conclusion, Valentin Gapanovitch a déclaré aux membres de l'AEB que la RJD voyait de grandes potentialités de coopération avec ses homologues européens et asiatiques et que la compagnie était sûre de l’intérêt économique du projet de corridor international de transport entre l’Asie et l’Europe, dont la partie la plus importante passe par le territoire de la Russie.

 

De son côté, Luc Aliadière, directeur général de l'Union internationale des chemins de fer (UIC), basée à Paris, rappelle que le coût d'acheminement de conteneurs de marchandises de la Chine vers l'Europe représente environ 3 milliards d'euros par jour, acheminement actuellement assuré presque totalement par voie maritime. [3]


undefined L'idée des compagnies ferroviaires "n'est pas de se poser en concurrence frontale, mais plutôt sur des marchés de niche comme les produits avec une certaine valeur ajoutée", un marché intermédiaire entre le cargo -plus lent- et l'aérien -plus cher-, poursuit-il.

 

Le responsable de l'UIC souligne aussi que "pour réduire les coûts de production, les usines en Chine se déplacent à l'intérieur des terres". Le transport maritime perd ainsi de sa compétitivité puisqu'il faut parcourir des milliers de kilomètres en train ou en camion avant d'arriver au port de Shanghai.

 

Pour l'UIC, les problèmes administratifs sont les premiers à régler avant même les soucis techniques, qui ne sont finalement pas si handicapants, même si l'écartement des rails est différent entre la Russie et les autres pays, ce qui oblige à changer entièrement de train au moins deux fois sur Pékin-Hambourg.

 

Quant à changer uniquement de locomotive, "ça se fait en dix minutes, un quart d'heure", affirme Luc Aliadière.


En plus de permettre le transport de marchandises plus rapidement et à moindre coût, les liaisons ferroviaires transcontinentales constituent des corridors de développement : elles participent au désenclavement des régions et des pays dépourvus d’accès maritime (la Mongolie ou la Biélorussie, par exemple), dans une dynamique de coopération entre Etats.


undefined Après la reprise, le 11 décembre 2007, d'un service quotidien de transport ferroviaire de marchandises entre la Corée du Sud et la Corée du Nord, le premier depuis 1951, c'est donc un pont terrestre reliant l'Extrême-Orient à l'Europe occidentale, une "Route ferroviaire de la Soie", qui est en train de se construire. Cela donne corps à la vision exposée en 2006 par l'ancien président sud-coréen Kim Dae-jung devant la Conférence ministérielle sur les transports organisée par la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l'Asie et le Pacifique [4] :

 

"Pour un plus grand développement économique, la 'Route ferroviaire de la Soie' doit traverser le fleuve Yalu et aller jusqu'au continent européen. Les chemins de fer transcoréen, transsibérien, transmongol, transmanchourien et transchinois, formeront cette 'Route ferroviaire de la Soie' allant de l'Asie du Nord-Est à l'Europe en passant pas l'Asie centrale. Les trains empruntant cette voie traverseront tous les pays proches des deux Corée en roulant d'est en ouest.

 

"Pusan deviendra le centre logistique de la région Pacifique. Une grande part de la logistique du Japon et d'autres pays du Pacifique passera par la péninsule coréenne avant d'atteindre tous les endroits d'Europe. Un train partant de Pusan ira jusqu'à Paris et Londres. La 'Route ferroviaire de la Soie' traversant le continent eurasiatique permettra une économie de 20 à 30% sur les délais et les coûts logistiques par rapport au transport maritime, tout en garantissant un acheminement sûr. La glorieuse Route de la Soie du passé renaîtra sous la forme d'une 'Route ferroviaire de la Soie', faisant entrer l'Eurasie dans une ère de prospérité. L'Histoire se répétera."

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[1] Xinhua, "DPRK, Russia reach agreement on Khasan-Rajin railway", 16 mars 2008

[2] La Voix de la Russie, "Les chemins de fers russes rallieront l'Europe à l'Asie", 24 janvier 2008

[3] AFP, 12 janvier 2008

[4] Kim Dae-jung, "Inter-Korean Relations and the 'Iron Silk Road' ", discours d'ouverture de l'Asia-Pacific Business Forum on Transport and Logistics, Conférence ministérielle sur les transports organisée par laCommission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique (CESAP) de l'Organisation des Nations Unies, 8 Novembre 2006

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Vendredi 14 mars 2008

Alors que la mise en oeuvre de l'accord de Pékin sur le nucléaire nord-coréen reste bloquée, la rencontre à Genève entre les négociateurs américain et nord-coréen, le jeudi 13 mars 2008, n'a pas donné de résultats immédiats. Dans le même temps, les déclarations du vice-président américain Dick Cheney sur les exportations supposées de missiles balistiques par la Corée du Nord alimentent les tensions bilatérales. 

Une issue est-elle en vue pour débloquer la mise en oeuvre de l'accord signé à Pékin, le 13 février 2007, en vue de la dénucléarisation de la péninsule coréenne ? Si le dialogue se poursuit, les tensions alimentées par l'administration américaine tendent à éloigner un nouvel accord.

Les différends entre les deux parties sont connues : pour les Etats-Unis, la liste fournie par la Corée du Nord sur ses activités nucléaires est incomplète. Pour sa part, la Corée du Nord pointe que les Etats-Unis n'ont pas procédé à l'ensemble des livraisons d'énergie prévues par l'accord de Pékin.

Dans ce contexte, les négociateurs nord-coréen Kim Kye-gwan et américain Christopher Hill se sont rencontrés à Genève le jeudi 13 mars 2008. Lors d’une conférence de presse à l’issue de ces échanges, Christopher Hill a déclaré que les deux parties étaient dans "une meilleure position" à la fin de ces discussions, qui n'ont toutefois pas donné de résultats immédiats. Le négociateur américain a par ailleurs rappelé l'objectif du gouvernement américain d'arriver à un accord avant la fin de cette année.

Toutefois, les signaux donnés par l'administration américaine alimentent les tensions. le vice-président américain Dick Cheney dénonce la Corée du Nord comme "le pays le plus actif en matière de proliférations de technologies balistiques". Mais ces propos sont en contradiction directe avec le rapport au Sénat, le 11 mars 2008, du général Burwell Baxter Bell, commandant des troupes américaines en Corée du Sud. En effet, selon le général Bell, les dernières exportations de savoir-faire nord-coréen en la matière remontent à 2005.

Doit-on interpréter les propos du vice-président Cheney comme une volonté unilatérale de rompre les discussions américano-nord-coréennes ? Plus fondamentalement, ils reflètent les contradictions internes à l'administration américaine : quand les néo-conservateurs alimentent volontairement les tensions, les partisans de l’engagement avec la Corée du Nord continuent manifestement de rechercher un accord. Les suites de la remise du rapport de Christopher Hill à son gouvernement donneront peut-être une orientation décisive, mais en partie dépendante de rapports de forces malheureusement extérieurs à la situation réelle dans la péninsule coréenne.

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Mardi 11 mars 2008

L'ancien président américain George H. W. Bush vient d'arriver à Jeju, en Corée du Sud. Ce déplacement intervient dans un contexte de blocage des négociations sur le nucléaire nord-coréen : il nourrit les spéculations sur une possible visite en Corée du Nord de l'ex-n° 1 américain.

George_H.W._Bush.jpg C'est dans la plus grande discrétion que l'ancien président George H. W. Bush, père de l'actuel chef d'Etat américain, a débarqué le 11 mars 2008 dans l'île sud-coréenne de Jeju, selon les informations livrées sous couvert d'anonymat par un fonctionnaire du ministère sud-coréen des affaires étrangères. La visite durerait trois jours.

Ce déplacement impromptu nourrit les spéculations sur un possible déplacement en Corée du Nord de George H. W. Bush, alors que l'accord de Pékin du 13 février 2007, tendant à la dénucléarisation de la péninsule coréenne, connaît actuellement des difficultés de mise en œuvre. Si les Nord-Coréens ont procédé comme convenu à la désactivation de leur principal centre de production de plutonium, les Américains tardent à respecter leurs engagements, en particulier la livraison de fioul lourd. Les deux parties sont également en désaccord sur la déclaration de l'ensemble de ses activités nucléaires par la Corée du Nord : les Américains prétendent que la liste remise par Pyongyang serait incomplète.

Confronté à des impasses en Irak et au Proche-Orient, l'administration américaine du président George W. Bush recherche un succès diplomatique avant les élections présidentielles de novembre. La péninsule coréenne, toujours techniquement en guerre depuis 1953, a pu apparaître d'autant plus propice à une avancée diplomatique majeure que la déclaration conjointe des présidents nord et sud-coréens, à Pyongyang le 4 octobre 2007, a réaffirmé leur engagement en faveur d'un traité de paix.


Mais les Etats-Unis y sont-ils prêts ? Pour que la Corée du Nord renonce à ses armes nucléaires, dont elle a toujours affirmé qu'elles s'inscrivaient, comme la France, dans une logique défensive, il faudrait qu'elle dispose de contrepartie en termes de sécurité et qu'elle obtienne des contreparties à caractère économique. Or les Américains n'ont pas procédé à la totalité des livraisons d'énergie prévues il y a déjà plus d'un an par l'accord de Pékin.


Quelle que soit l'objectif final du déplacement de l'ancien président George H. W. Bush en Corée du Sud, il est patent que Washington recherche de nouveaux canaux de dialogue. L'hypothèse d'une visite de l'ancien président Bush à Pyongyang est renforcée par un précédent : en 1994, l'ancien président Jimmy Carter avait été dépêché  à Pyongyang, en vue déjà de résoudre la question nucléaire. Tandis que l'agence sud-coréenne Yonhap vient d'annoncer une prochaine rencontre à Genève, jeudi ou vendredi, entre les négociateurs nord-coréen Kim Kye-gwan et américain Christopher Hill.

CarterPyongyang.JPG En juin 1994, rencontre à Pyongyang (RPDC)
 entre le président Kim Il Sung et l'ancien président américain Carter
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Dimanche 9 mars 2008

Selon les statistiques communiquées le 21 février 2008 par l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) pour l'année 2007, la Corée du Sud a détrôné la France au rang de quatrième puissance mondiale pour le nombre de brevets déposés. La progression continue de la Corée du Sud traduit le dynamisme de la dixième économie mondiale.

Mauvaise nouvelle pour la France, bonne nouvelle pour la Corée du Sud : les statistiques de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) pour l'année 2007 font apparaître une interversion de leurs places en haut du classement international pour le nombre de brevets déposés.
 

La Corée du Sud a détrôné la France au rang de n° 4 mondial : avec 7.061 brevets l'an passé (soit 4,5 % des 156.100 brevets déposés dans le monde en 2007), la Corée du Sud a dépassé la France (6.370 brevets, soit 4,1 % du total mondial). La tête du classement reste inchangée : les Etats-Unis (52.280 brevets, soit 33,5 % du total mondial) devancent toujours le Japon (27.731 brevets, 17,8 %) et l'Allemagne (18.134 brevets, 11,6 %). Le Royaume-Uni (5.553 brevets, 3,6 %) et la Chine (5.456 brevets, 3,5 %) se classent ensuite sixième et septième.

La performance de la Corée du Sud, deuxième en Asie, derrière le Japon mais devant la Chine, traduit le dynamisme de la dixième puissance économique mondiale, spécialisée de surcrôit dans des secteurs innovants. En 2003, la Corée du Sud avait déposé deux fois moins de brevets que la France et le Royaume-Uni, qui se disputaient alors la quatrième place.

La Chine est toutefois appelée à rejoindre le quatuor, voire le trio de tête, à moyen terme, si sa progression se poursuit (le nombre de brevets déposés par la Chine en 2007 a augmenté de 38 %) : en 2003, elle déposait quatre fois moins de brevets que le Royaume-Uni et la France et deux fois moins que la Corée du Sud. Aujourd'hui, elle a pratiquement rejoint ces trois pays.

Le classement de l'OMPI reflète aussi la structure des entreprises industrielles : en France, si de grands groupes comme PSA et Renault (respectivement, 921 et 885 brevets déposés en 2007 à l'Institut national de la propriété intellectuelle) se classent parmi les dix premières entreprises mondiales, le coût du dépôt des brevets décourage de nombreuses PME françaises, en moyenne de moins grande taille que leurs homologues allemandes.

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Vendredi 7 mars 2008
La compagnie aérienne Air China inaugurera le 31 mars 2008 une liaison entre Pékin et Pyongyang.

Cette liaison sera assurée par des Boeing 737. Le vol CA 121 décollera de Pékin à 13h40 les lundi, mercredi et vendredi, et arrivera à Pyongyang à 16h20, heure de Corée. Le vol de retour CA 122 partira de Pyongyang à 17h20, heure locale, et arrivera à Pékin à 18h05.

Air China avait initialement prévu de lancer cette nouvelle liaison le 2 janvier mais avait dû repousser le démarrage du service pour des raisons opérationnelles, a annoncé la compagnie sans plus de précisions.  (source : Xinhua)
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Jeudi 6 mars 2008

Sur la base d'une enquête qualitative conduite auprès des passagers, l'aéroport d'Incheon s'est vu décerner le titre de meilleur aéroport au monde par le Conseil international des aéroports, basé à Genève.

undefined Sur la base du dépouillement des réponses de 200 000 passagers, collectées en 2007, le Conseil international des aéroports, basé à Genève, vient de décerner à l'aéroport de Séoul-Incheon le titre de meilleur aéroport au monde.

Le Conseil a souligné les "équipements uniques" dont était doté l'aéoport d'Incheon, notamment un hôpital, une pharmacie, des magazins de haut niveau, un terrain de golf et "les voyages quotidiens vers des attractions touristiques situées à proximité, comme Panmunjeon, la région fortement militarisée au nord de Séoul qui borde la Corée du Nord".

Les aéroports de Kuala Lumpur et de Singapour se classent respectivement aux deuxième et troisième rangs mondiaux.

L'aéroport d'Incheon a détrône l'aéroport américain de Dallas-Fort Worth, qui occupait la première place du classement en 2007. (source : The Korea Times)

 

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