Le vendredi 28 mars 2008, la Corée du Nord a procédé à des tirs de missile de courte portée en Mer Jaune (ouest de la Corée). Ces
exercices interviennent alors que Pyongyang a mis en garde Washington contre les conséquences que pourraient avoir, pour la mise en oeuvre de l'accord de Pékin du 13 février 2007, les
allégations américaines sur un programme nucléaire nord-coréen d'enrichissement de l'uranium.
Le 13 février 2007, un accord était signé à Pékin entre six pays (la Corée du Nord, la Corée du Sud, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et le Japon) en vue de la dénucléarisation de la péninsule
coréenne. Plus d'un an plus tard, la mise en oeuvre de cet accord reste incertaine. Si la Corée du Nord a procédé à la désactivation de la centrale nucléaire de Yongbyon, les Etats-Unis n'ont pas
procédé à l'ensemble des livraisons d'énergie prévues par l'accord de Pékin. Par ailleurs, la liste de l'ensemble de ses activités nucléaires, que Pyongyang déclare avoir remise en novembre
2007, est jugée incomplète par Washington.
Le 28 mars 2008, la Corée du Nord a accusé les Etats-Unis d'empêcher à présent la mise en oeuvre de l'accord de Pékin en continuant d'alléguer, d'une part, que la
Corée du Nord poursuivrait un programme clandestin d'enrichissement de l'uranium et, d'autre part, qu'elle aiderait la Syrie à se doter de l'arme nucléaire. Dans une déclaration à l'agence
officielle nord-coréenne KCNA, un responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a fait savoir que "si les Etats-Unis continuent de retarder la résolution du problème nucléaire
en exigeant ce qui n'existe pas, cela aura des conséquences sérieuses sur la désactivation souhaitée des installations nucléaires."
L'audition par le Congrès américain du responsable des renseignements américains pour la Corée du Nord, M. Joseph deTrani, en février 2007, avait déjà sérieusement remis en question l'existence
d'un programme clandestin nord-coréen d'enrichissement de l'uranium. David Albright, président de l'Institut pour la science et la sécurité internationale (ISSI) et ancien inspecteur de l'ONU,
avait fait la comparaison avec la prétendue détention par les Irakiens d'armes de destruction massive pour justifier le déclenchement de la guerre par les Américains.
Dans ce contexte tendu, la Corée du Sud et les Etats-Unis ont procédé début mars à des exercices militaires conjoints vivement dénoncés par Pyongyang, mais considérés par Séoul et Washington comme des exercices habituels entre ces deux alliés. Le vendredi 28 mars, la Corée du Nord a annoncé avoir procédé en Mer Jaune à sept tirs de missile mer-mer Styx de courte portée, des tirs "de routine". Si la présidence sud-coréenne a déclaré qu'il s'agissait "simplement d'une partie de l'entraînement militaire habituel" de la Corée du Nord, les Etats-Unis ont dénoncé une attitude "non constructive".
La question nucléaire a également des conséquences sur les relations intercoréennes dont l'évolution a été rendue incertaine par l'élection en Corée du Sud, le 19 décembre 2007, du président Lee Myung-bak. Ce dernier a fait campagne en dénonçant la politique nord-coréenne de son prédécesseur, selon lui trop conciliante. Le jeudi 27 mars, onze Sud-Coréens ont été expulsés de la zone industrielle de Kaesong, en Corée du Nord, où sont installées des entreprises sud-coréennes, après que le président sud-coréen ait réaffirmé sa volonté de conditionner la poursuite de la politique d'ouverture économique aux progrès sur le dossier nucléaire nord-coréen.
L'AAFC déplore vivement que la coopération économique intercoréenne soit ainsi instrumentalisée à des fins politiques et subordonnée à la tactique des stratèges néoconservateurs de la Maison-Blanche. D'autant plus que les procédés utilisés rappellent le triste précédent de l'Irak. (sources : Ria Novosti, Le Monde).
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Il s'agira du treizième engagement entre les deux Corée qui se sont déjà retrouvées cette année en février à l'occasion des championnats d'Asie de l'est
remportés par la Corée du Sud à Chongqing, en Chine. Le Chollima ("le cheval de mille li") et les guerriers Taeguk s'étaient alors quittés sur un match nul haut en
couleurs.
La Corée du Nord et la Corée du Sud ont été toutes les deux victorieuses pour le premier match des éliminatoires en février dernier. La Corée du Sud s'est imposée
facilement à domicile sur le score fleuve de 4 à 0 contre le modeste Turkménistan, alors que la Corée du Nord avait réussi à remporter un duel périlleux à Amman face à la Jordanie
(1-0).
M. Kim Yong-nam arrivera en Namibie le
20 mars 2008, pour une visite d'Etat de quatre jours, à l'occasion du dix-huitième anniversaire de la proclamation de l'indépendance. En effet, comme le souligne le site du gouvernement namibien,
"la République populaire démocratique de Corée a été l'un des solides soutiens de la SWAPO pendant les combats de la libération" contre le régime d'apartheid imposé
par l'occupant sud-africain. Le 21 mars, M. Kim Yong-nam assistera à l'inauguration du nouveau palais présidentiel
Au même moment, le 9 janvier 2008, un
L'idée des
compagnies ferroviaires "n'est pas de se poser en concurrence frontale, mais plutôt sur des marchés de niche comme les produits avec une certaine valeur ajoutée", un
marché intermédiaire entre le cargo -plus lent- et l'aérien -plus cher-, poursuit-il.
Après la
reprise, le 11 décembre 2007, d'un service quotidien de transport ferroviaire de marchandises entre la Corée du Sud et la Corée du Nord, le premier depuis 1951, c'est donc un pont terrestre
reliant l'Extrême-Orient à l'Europe occidentale, une "Route ferroviaire de la Soie", qui est en train de se construire. Cela donne corps à la vision exposée en 2006 par l'ancien président
sud-coréen
C'est dans la plus grande discrétion que l'ancien président George H. W. Bush, père de l'actuel chef d'Etat américain, a débarqué le 11 mars 2008 dans l'île
sud-coréenne de Jeju, selon les informations livrées sous couvert d'anonymat par un fonctionnaire du ministère sud-coréen des affaires étrangères. La visite durerait trois jours.
Sur la base du dépouillement des réponses de
200 000 passagers, collectées en 2007, le Conseil international des aéroports, basé à Genève, vient de décerner à l'aéroport de Séoul-Incheon le titre de meilleur aéroport au
monde.
